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 morgan • and you swallow it even if it comes up your nose

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Morgan Sanders
◥ A S T R A Y ◤


Pseudo : Léo
Messages : 109
Sur WUH depuis le : 26/12/2013
Avatar : Dave Strider ▬ Homestuck
Crédits : 58

MessageSujet: morgan • and you swallow it even if it comes up your nose   Jeu 26 Déc - 21:12


 morgan sanders
“ J'ai mis la barre tellement haut, j'ai niqué des satellites ”



▬ id card
LIEU DE NAISSANCE : Houston, Texas
ÂGE : 19 ans
SEXUALITÉ : Floue
ANCIENNETÉ : Quelques semaines
POSTE : DJ freelance
▬ gamer
PSEUDO : léo
ÂGE : soixante-huit
SEXE :  you mean schweppes, right ?
AVATAR : dave strider de homestuck
ZIVA T'ES TOMBÉ COMMENT SUR WUH BRO ? topusitu
TROIS CHOSES A SAVOIR SUR TOI : /mec mystérieux/
PETIT MOT AWESOME : PÉNIS

▬ psychologie
all these bitches wanna lick my ice cream



Les gens qui le côtoyaient avaient coutume de le décrire comme un type avec beaucoup d'imagination et une créativité folle ; une gentille façon de dire qu'il était bizarre, et que c'était certainement pathologique. Ce n'était un secret pour personne dans le quartier que la mère des Sanders n'avait pas arrêté les gins tonics pendant sa grossesse malgré les contre-indications du médecin, et que les neurones de son engeance en aient été affectés restait une hypothèse des plus probables. Morgan n'en restait pas moins un garçon brillant, pour ne pas dire surdoué, avec une façon très personnelle de percevoir le monde et une répartie bien aiguisée.

Enfant, il s'était inventé mille et une vies pour échapper à la misère de son quotidien ; il vivait seul avec une servante dans un appartement de luxe comportant deux salles à manger et une piscine intérieure, prenait des bains de lait d'ânesse et dormait dans des draps de soie. La silhouette de ses parents restait à l'écart du tableau, sa mère vivait à Hollywood et jouait le rôle principal du futur Kubrick, son père était constamment en voyage d'affaire pour gérer des sommes astronomiques. Ainsi expliquait-il leur absence à sa maîtresse d'école qui n'eût jamais la présence d'esprit de vérifier ses dires. Morgan riait en silence de leur naïveté à tous et se laissait doucement bercer par ses propres mensonges.

Il ne changea pas beaucoup en grandissant. Morgan, c'était ce mec qui parlait une langue que personne ne comprenait, et on ne savait pas vraiment si c'était parce qu'il était trop intelligent ou juste dingue. Une langue qu'il avait du mal à ranger dans sa poche, pour le plus grand malheur de ceux qui se risquaient à le provoquer, et cette expression toujours indéchiffrable sur le visage qui lui donnait l'air d'être absolument intouchable. Un génie décalé, un vieillard sénile et cynique dans le corps d'un gamin, un autiste aux capacités cognitives sur-développées et aux émotions atrophiées. Personne ne savait vraiment qui était Morgan. Il suscitait l'admiration, la curiosité, l'incompréhension, l'énervement, souvent un peu de tout à la fois ; la plupart finissaient par jeter les armes sans chercher à le connaître plus.

Alors quand quelqu'un venait à demander : qui est Morgan Sanders ?, ceux qui l'avaient fréquenté parlaient d'un type avec beaucoup d'imagination et une créativité folle. Et changeaient de sujet.

▬ questionnaire

« Le roi se demande si vous êtes heureux d'être à Horizon. » Comme un poisson dans une putain de mare de LSD.
« Comment voyez vous vos rapports avec les Uncanny & les Cross ? » C'est comment de se faire sucer par une sylphe avec deux langues ?
« Qu'est ce qui vous manque de votre monde d'origine ? » Les doritos et youporn.
« Au contraire, ce qui ne vous manque pas de votre monde d'origine ? » Xavier Dolan.

▬ histoire
J’aurais dû tomber amoureux de ma mère à cinq ans, rêver de ses tétons durcis contre mon visage et apprendre dix ans plus tard que c’était normal et qu’un mec qui devait probablement chercher à se justifier avait appelé ça le complexe d’Œdipe. À cinq ans, sept ans, neuf ans, douze ans même on ne sait pas vraiment ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. On se sent juste bien ou mal, et plus on grandit, plus on tente de comprendre pourquoi.

Elle est où maman ?
En train de gerber.

Je n’ai pas eu de père. Il a tenu trois mois après ma naissance avant de prendre ses jambes à son cou – et il a sûrement bien fait. On était connus dans le quartier, les Sanders : une mère ivre morte de quatorze heures à trois heures du matin, endormie ou en cellule de dégrisement le reste du temps ; un premier gamin qu’elle avait eu à seize ans – toute seule, semblait-il – et un autre qu’elle avait pondu huit ans plus tard, avec ce genre de type un peu trop gentil qui s’était dit que l’alcoolisme finissait par guérir avec un peu d’argent et beaucoup d’amour. Je ne crois pas que ça m’ait manqué. J’avais une mère pour payer les factures avec ses allocs et un grand frère pour m’apprendre les choses de la vie : pisser debout, casser des bras et embrasser des filles à l’école.

Dis, tu répondais quoi, toi, quand la maîtresse te demandait ce que faisait ton père ?
Que j’avais été élevé par des loups.
Y’a pas de loups au Texas.
'Suffit de le dire avec suffisamment de conviction. S'ils ne te croient pas tu les mords.

Mon frère n’était pas du genre démonstratif. Il faisait ce qu’on attendait de lui et passait le reste de son temps dans sa chambre, sans rien demander d’autre en retour qu’on le laisse tranquille. Il avait le visage impassible de ces héros qui sauvaient inlassablement le monde sans jamais flancher. Déjà gamin j’avais appris à cacher mes propres émotions pour lui ressembler ; la peur, la douleur, le doute, rien de tout ça ne devait être visible. J’étais intouchable. C’était ce que j’aimais bien faire croire.

Quand ça a commencé, j’ai d’abord cru à un test. Un de ces énièmes trucs tordus dont il faisait régulièrement usage pour voir si j’avais du cran. Son imagination sur ce point précis était sans limite : me faire voir à sept ans des films expressément interdits aux mineurs, me laisser une semaine à huit ans seul avec maman et un stock de martini, fermer toutes les portes à clefs sans en laisser une seule à l’intérieur le jour de la rentrée, m’abandonner à l’autre bout de la ville sans un rond, me coller la raclée de ma vie pour voir si je savais me battre, une fois, deux fois, trois fois - c’était un jeu qui ne se finissait jamais. Je ne devais ni crier, ni pleurer - suck it up, lil dude. C’est ce que je me suis dit la première fois où il est entré dans ma chambre, une nuit de septembre. Il était tard, j’étais à moitié assommé. J’avais lancé un vas-t-en sans réelle conviction avant de me raidir brusquement en sentant un courant d'air glacé et son ventre se presser soudain contre mon dos. Il y avait quelque chose d’anormal dans son souffle, autre que les effluves de tabac froid et de bière qu’il portait quand il rentrait d’une soirée. J’avais déjà dormi plusieurs fois avec lui étant gamin, pendant un orage ou après un mauvais rêve : il grognait, me disait de foutre le camp et ouvrait ses bras pour que je m’y blottisse. Mais ce soir-là c’était différent. Je me souviens de son corps entier contre le mien, et de sa main froide qui venait tracer des cercles sur mon ventre. Je n’avais aucune idée de ce qui était en train de se passer, de pourquoi j’avais envie de m'enfoncer dans mon matelas et disparaître. Tout ce que mon cerveau voulait bien saisir, c’était le mouvement régulier de son pouce autour de mon nombril, comme un manège incessant ou les aiguilles d'une horloge - tic, tac. J’ai appliqué comme un automatisme les règles que je m’étais fixées depuis le début. Rester impassible. Faire comme si de rien n’était. Attendre.

Stay cool. Everything's gonna be alright.

J’aurais sûrement oublié cet épisode, s’il en était resté là. J’aurais rangé l’affaire dans le dossier immense que constituaient ses farces et elle s’y serait perdue, noyée par ses voisines. Mais ce n’était que le début d’une longue série. Souvent c’étaient des semaines qui s’écoulaient entre deux épisodes, parfois des mois. Juste le temps de me dire qu’il en avait fini avec moi. Et puis ça recommençait. En pire. Le reste du temps, rien ne changeait ; il me chambrait, prenait des nouvelles quand je rentrais des cours, m'emmenait au tabac deux rues plus loin pour voler des carambars qu'on croquait devant les mauvais films du dimanche.

Un seul type un peu sénile a réussi à faire croire au monde entier qu'il était normal de vouloir se faire sa propre mère. Les années passant, j'ai fini par comprendre qu'il n'y avait rien de normal à ce que mon frère me faisait. Que c'était l'un de ces cas où j'étais supposé appeler le 119 ou une autre connerie du genre et attendre que les flics le cueillent devant les yeux vitreux de notre mère. Quelque part, c'était plus simple de subir. Ravaler sa bile et ses appréhensions, ignorer le malaise et prétendre que tout allait bien.

Tout était normal. Une famille parfaitement ordinaire des quartiers sud de Houston. Il suffisait de faire comme si, et d'une certaine manière, ça faisait moins mal. Mais à force de me mentir, je crois que je me suis perdu moi-même.


Dernière édition par Morgan Sanders le Sam 28 Déc - 10:41, édité 10 fois
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Lula
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MessageSujet: Re: morgan • and you swallow it even if it comes up your nose   Jeu 26 Déc - 21:15

Tout est bon pour le moment, je t'invite à continuer cette petite fiche prometteuse.




lula
On a tous une Lula dans nos coeur, on a tous une lame de rasoir qui viens pour nous tailler le coeur. Et ma sale gueule dans le miroir. Tu sais Lula quand t'es pas là, tu sais moi j'f'rais n'importe quoi.
Mais dis-moi toi est-ce que tu sais, est-ce qu'on va tous au paradis ?

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Morgan Sanders
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MessageSujet: Re: morgan • and you swallow it even if it comes up your nose   Sam 28 Déc - 3:19

I'M DONE WITH THIS SHIT.
Morgan vous embrasse, je vais me pieuter.
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MessageSujet: Re: morgan • and you swallow it even if it comes up your nose   Sam 28 Déc - 10:52

Je t'aime mon petit caca tout mou poop

★ morgan

Le Roi te souhaite la bienvenue parmi le peuple d'Horizon. Tu vas pouvoir gambader partout, participer aux festivités locales et découvrir cette merveilleuse cité qui s'ouvre à toi. Tu vas pouvoir faire des connaissances et des rencontres, cheveux au vent. Bienvenue à Horizon, la cité des rêves.


“Je suis égoïste, impatiente et peu sûre de moi. Je fais des erreurs, je suis hors de contrôle et parfois difficile à gérer. Mais si vous ne pouvez pas me supporter pour le pire, nul doute que ne vous me méritez pas pour le meilleur. ” Marilyn Monroe 
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MessageSujet: Re: morgan • and you swallow it even if it comes up your nose   

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morgan • and you swallow it even if it comes up your nose

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