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 not all those who wander are lost

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Ortie
◥ A S T R A Y ◤


Pseudo : Jeliel
Messages : 293
Sur WUH depuis le : 01/08/2013
Avatar : Ymir - SnK
Crédits : 178

MessageSujet: not all those who wander are lost   Sam 21 Déc - 22:35


 Ortie
“ il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaitre les papillons ”



▬ id card
LIEU DE NAISSANCE: née à Horizon, comme quelques rares astray
ÂGE: 22 ans
SEXUALITÉ: adepte aussi bien de la vanille que du chocolat, sa consommation reste néanmoins assez modérée
ANCIENNETÉ: ici depuis toujours, ce qui commence à peser sur ses rêves de voyages et découvertes
POSTE : artisant fleuriste rpz
▬ gamer
PSEUDO: Jeliel pour les intimes
ÂGE: 20 ans, déjà uh
SEXE:  régulièrement si possible
AVATAR: Ymir, Shingeki no Kyojin
ZIVA T'ES TOMBÉ COMMENT SUR WUH BRO ?: un colibri me l'a dit
TROIS CHOSES A SAVOIR SUR TOI: j'aime le coca, j'aime les licornes, j'aime pas les agrumes sauf le citron
PETIT MOT AWESOME: zoophilie :cat:
▬ psychologie
Un visage fermé, des lèvres pincées, un air absent, un regard indifférent. Quand on la croise dans la rue Ortie, on a pas vraiment envie d’aller vers elle. Tout sauf avenante, tout sauf souriante, on a plutôt tendance à baisser les yeux qu’à lui donner une franche accolade. Pourtant, cette situation lui convient parfaitement, c’est même celle qu’elle souhaite. La proximité ce n’est pas vraiment son truc, encore moins les marques d’affections et gestes chaleureux. Ortie, elle préfère la distance et la subtilité des coups d'œil appuyés, les doigts qui se frôlent et les bouches qui s’étirent sans y paraître. C’est comme cela qu’elle communique, en cachant ses ressentis et n’en dévoilant que d’infimes parcelles dissimulées sous des grimaces menaçantes et des moues revêches. Pour la comprendre Ortie, il faut le vouloir. Et pour y arriver, il faut le mériter. Mais c’est vrai qu’on ne dirait pas comme ça, au premier abord, qu’elle soit aussi délicate. En fait, on dirait même que c’est tout le contraire. Ortie, elle ne fait pas fille. Ortie, on la prend souvent pour un garçon, avec ses cheveux courts et ses pantalons. Pourtant elle a un corps de femme et ne fait rien pour le cacher, juste que les jupes ne lui conviennent pas tellement. Ce qui change la donne, c’est son attitude. Très loin des minauderies et délicatesses que l’on pourrait associer à son caractère, elle est même à l’opposé de tout cela. Rentre dedans, un peu grossière, beaucoup vulgaire, elle est hautaine et se moque ouvertement de tout un chacun, affichant clairement et sans détour le fond de sa pensée même si celle-ci est médisante. Surtout si elle est médisante. Ce n’est pas qu’elle aime blesser les gens – même si au fond ça ne la dérange pas plus que cela quand elle pense que c’est justifié – c’est juste son moyen de défense, certes un peu brute, contre le monde extérieur. Elle repousse, repousse sans arrêt et parfois repousse pour protéger ou pour réconforter. Elle ne sait rien faire d’autre que repousser, comme si elle n’avait fait que cela toute sa vie. Et, quelque part au milieu de toutes cette cacophonie d’informations contradictoires, se glissent les véritables sentiments de la jeune femme. Ortie frappe quand ses yeux sont humides, hurle dans la gêne et murmure dans la colère. Elle cri pour cacher ce que son cœur chuchote.
Contradictions, son être entier en est perclus. Secrète et pourtant tellement sincère à la fois. Ortie, elle aime flemmarder chez elle, passer des après-midis entiers en sous-vêtements à juste larver d’un fauteuil à l’autre. Elle aime s’occuper de ses plantes, les couvrir d’attention avec un regard doux inimaginable pour quiconque ne la connait pas assez bien. Elle râle souvent, tout le temps, mais elle ne dit jamais non à un ami dans le besoin et après se retrouve bien emmerdée quand elle réalise qu’elle s’est embarquée dans quelque chose de trop gros pour elle. Ortie, on dirait qu’elle est égoïste comme ça. Sans doute qu’elle l’est un peu. Car son bonheur passe par celui de ses rares proches, ces personnes qu’elle affectionne tout particulièrement, et en les rendant heureux c’est son quotidien personnel qu’elle embelli. Elle se détache des autres pour mieux les aider, évitant le superflu des passants anonymes pour se concentrer sur le noyau dur des êtres qu’elle chéri. Après tout, elle n’est qu’une humaine, le destin du monde est bien trop lourd pour ses seules épaules. Alors elle divise, partage, et ne supporte qu’un poids limité mais bien présent. Les badauds peuvent bien se plaindre, parler, elle n’en a rien à faire. Leur avis est sans importance.
Ortie aime la foule. Elle qui est si renfermée et solitaire, on pourrait s’attendre à ce que l’affluence la dérange, ce monde qui vous entoure et cette oppression infime mais persistante. Mais c’est tout le contraire. Habituée au secret et aux cercles réduits dès l’enfance, c’est au milieu des inconnus qu’elle trouve le plus de réconfort. Tout comme elle masque ses émotions derrière des actions inverses, elle se cache elle-même au cœur même de la vie Horizonienne. Quand elle est entourée de la sorte, subjuguée par le nombre, elle se sent comme disparaitre, fondue dans la masse et le mouvement. Elle est invisible. Inatteignable.
Mais malgré qu’elle soit parfaitement dans son environnement dans cette ville dont elle sait les moindres recoins, Ortie n’est pas heureuse. Non, car elle rêve. Elle rêve de ce monde qu’elle ne connaît que par les histoires de ses parents, cet endroit fabuleux où les montagnes touchent le ciel et les hommes fabriquent des machines pour voler dans les airs et respirer dans l’eau. Comment peut-elle encore supporter d’être enfermée entre ces murs quand un univers aussi fabuleux existe à l’extérieur ? Elle ne peut juste pas. Elle veut partir, sortir, respirer l’air libre – le vrai – et pouvoir marcher droit devant elle sans que jamais aucune barrière ne se dresse sur son chemin.
Seulement, ses rêves d’aventures se sont assombris ces dernières années, entachés par des envies bien moins pures et bien plus sauvages. Avec la mort brutale de ses parents, c’est quelque chose d’infiniment précieux qui s’est brisé en Ortie. Ces êtres qu’elle avait aimés toute sa vie, qui lui avaient tout appris, qui représentaient le seul lien entre elle et son monde d’origine venaient de lui être arrachés brusquement et sans raison. Arrestation, procès sommaire, exécution hâtive. Comme s’ils avaient peur. « Terrorisme » qu’ils disaient, « complot contre la couronne » accusaient certains. Mais debout dans les rangs des spectateurs, le dos bien droit malgré ses joues mouillées et la main tremblante de son frère dans la sienne, le seul mot qui venait à l’esprit de Ortie était bien « liberté ». Depuis ce jour, elle n’a jamais été la même. Elle s’est éloignée, s’est renfermée, a accentué tous ces traits de caractères étranges qui n’étaient qu’à l’état d’ébauches avant, elle a coupé les ponts et a laissé son frère s’éloigner au loin. Elle semble calme, mais sa fureur gronde.  S’isoler pour mieux protéger, caresser pour mieux frapper. Ortie n’a aucune limite si ce n’est celle de sa raison, elle-même uniquement bornée par la protection de ses proches. Et c’est ce qui la rend si dangereuse.

▬ questionnaire
 « Le roi se demande si vous êtes heureux d'être à Horizon. »
Comment l'être ? Comment faire autrement ? Quand on a connu que ça mais que l'on sait que, quelque part, au-dehors, existent des choses que l'on ne peut qu'imaginer. Quand dans un lieu inconnu, loin d'ici, il existe un lac qui atteint l'horizon, des montagnes qui crachent le feu, des terres de glace et des tours qui atteignent le ciel. Non, je ne suis pas heureuse ici. Mais je m'en contente, tant que je ne peux avoir mieux.
« Comment voyez vous vos rapports avec les Uncanny & les Cross ? »
Autant me demander tout de suite si je m'entends bien avec mes voisins ; oui, ça va, ceux du dessus sont un peu bruyants mais je me venge en montant le son de la radio le soir.
« Qu'est ce qui vous manque de votre monde d'origine ? »
C'est ici mon monde d'origine.
« Au contraire, ce qui ne vous manque pas de votre monde d'origine ? »
Elles sont merdiques vos questions.

▬ histoire
Pour Ortie, sa vie a été très banale. D’un autre côté, pour un enfant, sa vie est toujours la plus ordinaire et fabuleuse du monde. Vivre dans un royaume où les gens ne naissaient pas, où certains ont des cornes, d’autres des ailes, tout cela lui semblait normal. Des êtres qui peuvent vivre à l’infini et qui sont déjà grands alors que elle est obligée d’attendre pour être adulte. C’est l’existence qu’elle a toujours connu et pas une seule fois l’idée que ce ne soit pas le cas pour tout le monde ne lui est passé par l’esprit. Horizon était sa seule cité et la maison de ses parents la seule qu’elle ait jamais connue. Pourquoi cela changerait-il un jour ?

Ortie avait huit ans quand ses parents se décidèrent à tout lui raconter. Son frère jouait sur le tapis un peu plus loin, totalement désintéressé de cette discussion de grandes personnes. Depuis sa naissance elle les avait entendus parler de leur lieu d’origine et c’était une chose acquise pour elle que son père et sa mère ne venaient pas d’ici ; elle pensait juste qu’ils habitaient avant dans un autre village, même si elle n’en avait jamais entendu parler. La vérité était toute autre.
« Ton père et moi nous ne vivions pas à Horizon, avant. En fait, je viens d’une ville qui s’appelle Barcelone dans un pays nommé Espagne, alors que ton papa vient d’Ottawa, au Canada. Ce sont des lieux très très très éloignés d’ici, tellement loin qu’on ne peut pas y retourner. C’est tellement loin qu’on n’y parle pas la même langue, que les cultures sont différentes, qu’il y a de la neige souvent et des lacs si grands qu’on n’en voit pas le bout même après des jours à naviguer dessus. C’est un endroit très différent d’ici, avec des choses que tu auras du mal à imaginer. On ne connait pas les uncanny là-bas, ils n’existent pas, il n’y a que des astray, des humains. Juste des gens comme toi et nous. Ton papa et moi, nous nous sommes perdus quand nous y habitions et c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés ici. On a pas fait exprès de venir à Horizon et si tu nous voies parler ensemble parfois, le soir, c’est parce qu’il nous arrive d’avoir envie de rentrer. Pas parce que nous ne sommes pas heureux ici, ton frère et toi nous vous aimons très fort tu le sais, mais seulement parce que ce n’est pas notre chez nous. Il y a tellement de choses que j’aimerais te montrer tu sais, la nature est bien plus vaste que celle enfermée dans ces murs et les hommes ont créé tant d’objets fantastiques. C’est pour ça, qu’un jour peut-être, on partira d’Horizon. Si on trouve, on rentrera chez nous. Ça te plairait, Ortie ? »

Les années qui ont suivi, Ortie n’a eu que cette idée en tête : rentrer à la maison. Voir ces endroits et ces inventions que ses parents lui décrivaient. Rencontrer ceux qu’ils nommaient grands-parents et dont elle commençait à peine à comprendre la signification. Alors elle les a aidé, comme elle pouvait du haut de son mètre vingt. En courant dans tous les sens quand ils faisaient des recherches, s’extasiant devant des dessins irréels, les supportant de son indéfectible sourire. Et puis elle a grandi, elle a fait ses propres expériences, vécu ses propres aventures, mais elle n’a jamais laissé tomber le rêve de ses parents, ce rêve qui avait fini par devenir le sien. Ortie a compris le danger et les conséquences de ce qu’ils faisaient et s’est doucement renfermée, par peur d’un jour en dire trop et tout faire capoter. Energique, toujours là pour prendre les choses en main, elle a participé activement durant toute son adolescence à la quête de ses géniteurs, n’hésitant pas à prendre des risques quand elle le jugeait nécessaire. Safran n’était pas comme elle, il préférait le calme du salon à l’agitation de l’extérieur mais elle ne lui en a jamais voulu pour ça. Ils n’avaient juste pas le même caractère, voilà tout. Et puis l’adolescence est passée et l’âge adulte tant espéré quand elle était petite est arrivé. Ortie a quitté la maison familiale, ouvert sa boutique de fleurs comme elle avait toujours voulu le faire et pris son indépendance. Il était temps pour elle de déployer ses ailes, même si elle revenait encore souvent voir sa famille dans son quartier sud natal. Ortie était vraiment heureuse, émoustillée à l’idée d’enfin être seule maitresse de sa vie même si cela voulait dire se nourrir exclusivement de pates les premières années. Sans même savoir que cela voulait aussi dire ne pas être là quand le drame se déroulerait.

L’arrestation eu lieu au petit matin, alors que ses parents et son frère dormaient encore. Du moins, c’est ce que les voisins lui ont raconté. L’A.U.R.O.R.E. est simplement venue et les a emportés, malgré les protestations de Safran. Le procès a été rapide, très rapide. Ses parents ont été accusés de nombreux crimes, crimes qu’ils n’avaient pas commis. Au début Ortie fit des pieds et des mains, tenta de convaincre la milice, le juge, la capitaine, le roi même que tout ceci était ridicule, mais rien n’y fit. Alors elle comprit, elle comprit qu’ils avaient juste peur. Elle resta digne lors de l’exécution, se refusant à montrer une once de faiblesse à ceux qu’elles considéraient comme des assassins de sang froid. Leur crime ne resterait pas impuni.

Deux ans plus tard, Ortie s’est éloignée. Elle ne participe plus aux recherches pour rentrer à la maison, ou alors très occasionnellement, et d’un point de vue extérieur sa vie semble se limiter à sa petite boutique. Son frère s’est détourné d'elle, trop pris par sa carrière et sans doute ayant perdu tout respect pour elle depuis qu’elle a essayé de le convaincre de laisser tomber ses histoires de vengeance. Safran la prend pour une lâche, elle le sait bien. Mais elle a déjà perdu ses deux parents, elle ne veut pas qu’il arrive malheur à la seule famille qu’il lui reste. Et puis elle le connait, cette tête brûlée, elle sait bien qu’il finira par faire une bêtise si on ne le surveille pas. Enfin. Le temps passe et la vie à Horizon suit son cours, paisible et insouciante. Sans même savoir que quelque chose gronde en secret.


Dernière édition par Ortie le Mer 25 Déc - 2:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: not all those who wander are lost   Dim 22 Déc - 17:56

TOI.MOI.UN LIT.NOW.
Tu sais ce que je pense de toi, love ♥

★   ortie

Le Roi te souhaite la bienvenue parmi le peuple d'Horizon. Tu vas pouvoir gambader partout, participer aux festivités locales et découvrir cette merveilleuse cité qui s'ouvre à toi. Tu vas pouvoir faire des connaissances et des rencontres, cheveux au vent. Bienvenue à Horizon, la cité des rêves.


“Je suis égoïste, impatiente et peu sûre de moi. Je fais des erreurs, je suis hors de contrôle et parfois difficile à gérer. Mais si vous ne pouvez pas me supporter pour le pire, nul doute que ne vous me méritez pas pour le meilleur. ” Marilyn Monroe 
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