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 Of silk and steel - MANHARIAN

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Manhattan V. Chevalier
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MessageSujet: Of silk and steel - MANHARIAN   Dim 2 Nov - 12:39

of silk and steelmanharian



Perdue. Manhattan s'était totalement perdue. Quelle idée de faire un château aussi grand ! Au moins dans sa petite boutique elle savait exactement où se trouvaient les pièces, mais ici, c'était une autre histoire. Elle n'était venue au château qu'une seule fois auparavant, et cela n'avait pas suffit pour qu'elle sache s'y repérer : elle avait été bien trop stressée pour se souvenir du chemin et des couloirs qu'elle avait empruntés. C'est pour cela qu'après avoir déambulé dans des couloirs inconnus pendant plus de trente minutes, Manhattan se retrouvait à son point de départ : le hall d'entrée.
Elle poussa un soupir silencieux en gonflant les joues, son paquet mou serré contre sa poitrine. Ce paquet était la raison de son retour au château en ce jour pluvieux, et elle soupira de nouveau en remettant derrière ses oreilles une mèche de ses longs cheveux humides. Elle avait reçu un uniforme de l'A.U.R.O.R.E à repriser. Pourquoi elle ? Elle n'était pas du genre à s'occuper d'affaires aussi importantes. Mais elle avait suivit la commande et était à présent dans la demeure royale pour la remettre.

Manhattan avait cherché en vain la servante à qui elle avait donné la dernière fois ce que lui avait commandé le Roi. Sans succès. D'ailleurs, elle n'avait croisé personne et se demandait où diable ils pouvaient tous être passés. Désespérée, elle s'écroula prestement sur les marches d'entrée, sa longue jupe bleue s'étalant autour d'elle comme une fleur. Quelqu'un allait bien finir par arriver. Mais elle avait froid, la Manhattan. La pluie l'avait surprise et, inquiète de son précieux colis, elle avait utilisé son gilet pour l'enrouler et le fin chemisier qui lui restait avait rapidement été imbibé d'eau. Au moment où elle éternuait silencieusement, une servante fit enfin son apparition et Manhattan se releva en trébuchant du bout des pieds pour courir vers elle. Enfin, elle allait pouvoir remettre sa commande et rentrer chez elle se changer.

La servante eut droit aux sourires de Manhattan, à ses gestes en guise de paroles, et malgré que l'astray ne cesse de lui montrer le paquet, elle ne semblait pas comprendre ce qu'elle voulait lui dire. Elle devait d'ailleurs tirer une tête comique d'incompréhension car Manhattan se mit à rire silencieusement, comme un film muet. C'était aussi le stress qui la faisait rire, elle se sentait nerveuse au château, la Manhattan.
Pas à sa place.




manhattan
C’est comme un parfum de nocturnes qui auraient l’goût des levers du jour. Parce qu’elle, elle dit jamais je t’aime. Elle est tout c’qu’on veut qu’elle soit, tous les possibles au bout des doigts. Elle t’emmène d’l’aut’côté d’la Terre, juste quand elle ouvre les paupières.
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Dorian
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MessageSujet: Re: Of silk and steel - MANHARIAN   Mer 5 Nov - 1:13


manhattan, dorian ◭ of silk and steel  

   
Il avait passé la matinée à parcourir les longs couloirs du château. A parcourir les dalles taillées des corridors interminables. Ces larges corridors aux fenêtres qui reflétaient un temps des plus maussades. Mais il avait plus urgent à l'esprit. Le climat lui importait peu. Dorian allait et venait à droite et à gauche pour remplir différentes missions uniquement consacrées à l' A.U.R.O.R.E et son emploi du temps serré le rendait nerveux. Il était sorti du bureau du capitaine, après lui avoir rendu quelques dossiers importants et avait disparu dans les escaliers sans avoir demandé son reste. Placide. Cette visite n'était pas des plus agréables et elle prenait plaisir à lui montrer qui était au sommet de la hiérarchie. Elle l'accablait de travail. Il ne refusait rien. Il ne rechignait point. Il acceptait en silence. Son visage crispé se détendit uniquement quand il sortit de la pièce circulaire, débarrassé enfin de l'insupportable face de son chef. Elle avait cette moue agaçante, déplaisante épinglée sur son visage d'enfant. Il voulait l'écraser.

Son regard se baladait, scrutait les allées et venues des gens. Il était passé à nouveau devant l'imposante statue du premier étage sans cligner et baisser les yeux avant de disparaître à nouveau. Il gardait une allure vive et un rythme soutenu tout en évitant les serviteurs et pages qui s'affairaient dans les divers salons, tandis qu'une pluie battante frappait sans retenue les fenêtres. La matinée à peine entamée que l'on se bousculait à travers la bâtisse pour organiser le petit-déjeuner du Roi.

Le hall d'entrée grouillait comme une fourmilière. Dorian s'était arrêté pour admirer le tableau. Un tableau imprécis, flou. Une ribambelle de couleurs tournoyait autour de lui. L'horloge à sa droite venait de sonner les huit heures et quart.

Huit heure et quart et un éclair transperça les fenêtres, éblouissant le couloir pendant quelques secondes. Impassible. Il avait ses yeux noisettes plongés dans le vide. Il regardait sans voir. Huit heures seize et une flèche venait de l'atteindre. Il regardait la foule. Une petite chose brillait. Une petite chose perdue. Huit heures seize et le tableau flou s'effaçait encore un peu plus. Il s'était approché. L'avait reconnue. Il ignorait son prénom, mais se doutait de sa sonorité. Douce. Huit heures dix-sept et il était en face d'elle. Il congédia la servante, sans même poser ses yeux sur elle. Inutile. Fade.

Huit heures et des poussières. Il la regardait, de toute sa hauteur. Elle avait l'air si petite. Si fragile. Si cassable. Elle agrippait un gilet miteux et semblait protéger quelques chose sous la couche de tissus. Un paquet. Un mot accroché à la ficelle. Son écriture.

— Je crois que vous tenez là ma commande de mon uniforme qui était à repriser.

Le timbre de sa voix était comme à son accoutumée basse, sombre, ferme. Elle souriait, niaisement. Elle l'énervait. Huit heures et quelques, un nouvel éclair transperça le hall. Tandis que la pièce n'était guère éclairée, elle, elle était toujours aussi colorée.


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Manhattan V. Chevalier
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MessageSujet: Re: Of silk and steel - MANHARIAN   Dim 9 Nov - 21:14

of silk and steelmanharian



Il n'avait fallu qu'une seconde. Une minuscule seconde. Il y avait les ténèbres. Et il y eu la lumière. A moins que ce ne soit le contraire ? Il y avait le monde. Et celui tel qu'on l'imagine. Il y avait Manhattan. Et il y eu Dorian. Le regard sombre éblouissant comme le reflet du soleil sur la neige. Aussi douloureux. Aussi hypnotisant.
La petite Manhattan se sentit rétrécir un peu plus, comme si c'était possible. Au fond de ses bottes, elle se recroquevillait. Et pourtant elle souriait. Elle souriait toujours, Manhattan, mais maintenant un peu plus. Elle souriait à s'en décrocher la machoire. Eclatante.

" Je crois que vous tenez là la commande de mon uniforme qui était à repriser. "

La quoi de quoi qui était à quoi ? Ah oui. Pendant un bref instant, Manhattan avait presque oublié la raison de sa venue dans le palais royal d'Horizon. Et pourtant, tout serré contre elle, le paquet moelleux irradiait depuis que son propriétaire l'avait mentionné et désigné d'un regard noisette.
Uniquement pour faire bonne figure, Manhattan se retint de sautiller sur place. Elle enleva le gilet qui entourait le paquet qui avait été ainsi protégé de la pluie, contrairement à elle, mais elle n'en avait que faire. Soigneusement, elle défit la ficelle attachant le papier emballant la veste d'uniforme qu'elle avait reçu quelques jours auparavant, puis l'astray déplia la-dite veste avec un sourire triomphant.

La veste, uniforme de l'A.U.R.O.R.E, était flamboyante, comme neuve. A quelques détails près. Détails que, dans sa naïveté grandiose qu'elle avait développé depuis son arrivée à Horizon, Manhattan trouvait fabuleux. Pour le bouton manquant, étant donné qu'elle ne possédait pas ceux officiels de l'uniforme, elle en avait mis un en forme de pingouin. Une tête de pingouin avec un grand sourire, un peu comme le sien.
Quant à la doublure qui était usée, elle avait été remplacée par une autre, de couleur rose. Après tout, cela ne se voit pas quand on porte la veste, alors autant égayer un peu cet uniforme un peu trop sérieux !

Il y avait la veste, tendue fièrement face à son propriétaire par des petites mains fragiles. Il y avait ce sourire, posé sur le doux visage de Manhattan aussi sûrement que le soleil est dans le ciel. Il y avait ces gens, qui se pressaient tout autour d'eux, dans le hall. Il y avait cet orage grondant qui une fois de plus, plongea la pièce dans le noir avant de l'éclairer d'un coup.
Il y avait la lumière, puis les ténèbres. Il y avait les ténèbres, puis la lumière.
Il y avait Dorian. Et Manhattan.




manhattan
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MessageSujet: Re: Of silk and steel - MANHARIAN   Mar 18 Nov - 22:04


manhattan, dorian ◭ of silk and steel  

 
Huit heures vingt et une. La pièce circulaire ressemblait à un manège. Un manège des plus violents. Les couleurs s’effaçaient, se déchiraient, se transformaient. Fange. Boue. Huit heures vingt et une une. Le temps se figeait. Prisonnier. Prisonnier de la scène insignifiante qui se déroulait. Des bruits de pas précipités, des mots, des gestes, des voix qui se croisaient et devenaient inaudibles. Prisonnier du mouvement perpétuel, de cette danse endiablée contre eux, autour d'eux. Huit heures vingt deux et plus rien de semblait avoir d'importance. Sauf cette petite lumière. Chaude.

Huit heures et des poussières. Heure du décès. Une nouvelle flèche venait de transpercer Dorian. Il s'assombrit. Incompréhension. Il veut la blesser. Il veut la mutiler. Il veut arracher son sourire suspendu à ses fines lèvres. Cette dernière luciole qui  étincelle la pièce. Qui étincelle son cœur.

— Travail d'amateur. Ridicule.

Il s'assombrit encore un peu plus. Noir. Noir comme ses pensées. Huit heures encore. Il passe ses longs doigts sur la poche. Rose. Rose. Un rose insolent. Il veut arracher le tissus. Vulgairement. Huit heures vingt cinq. Un éclair fend à nouveau la pièce, éclairant son visage qui ne reflète qu'une colère certaine.

— Je vous conseille de me fournir une explication, des plus succinctes je vous prie. Je n'ai pas de temps à perdre. Pas avec ça.

Il pointe le bouton qu'il juge ridicule. Il l'est. Il ne s'accorde aucunement avec la tenue, qui n'est autre que son uniforme. Il l'observe, elle, de toute sa hauteur. Minuscule. Minuscule insecte. Minuscule insecte qu'il veut noyer. Noyer dans la boue. La boue qui l'entoure.

— J'ai envoyé cet uniforme dans un endroit qui, selon certains de mes confrères était de confiance. Pour qui travaillez-vous ?

Tendue. Tendue était sa voix. Encore plus. Tendue tout comme son corps qui transpirait la nervosité et l'agacement. Il était droit. Penché légèrement pour détailler le costume. Chaque partie. Il semblait que les points énoncés par Dorian étaient les seules erreurs présentes. Erreurs. Ce mot transperçait son esprit de part en part. Erreur. Il avait horreur de ce mot. Huit heures vingt sept et la pluie continuait de s'abattre sur Horizon. Sans pitié.


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