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 I am the "who" when you call "Who's there?" ☆ Pumpkin

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Pumpkin
◈ C R O S S ◈


Pseudo : Ruru
Messages : 52
Sur WUH depuis le : 27/10/2014
Avatar : Staz + Blood Lad
Fiche : Everybody scream
Crédits : 49

MessageSujet: I am the "who" when you call "Who's there?" ☆ Pumpkin   Lun 27 Oct - 23:14


 Pumpkin
“ In this town we call home, everyone hail to the Pumpkin song ♪ ”



▬ id card
ÂGE: 19 ans.
ÂGE EN APPARENCE: 18 ans.
POSTE: Gérant de la Fée Carabosse.
SEXUALITÉ: Tout et n’importe quoi. De toute façon, ça l’emmerde.
CLASSE: Rêve.
RACINE: Des lanternes en forme de citrouille posées sous un arbre aux branches tordues et dénudées de feuilles. Des bonbons emballés dans des papiers brillants aux couleurs vives. Des formes noires qui s’agitent parmi les ombres, parées de costumes aux masques grotesques. Un corbeau qui croasse au loin avant de s’envoler.  Le cri d’un enfant qui résonne à tes oreilles sous le clair de lune, suivit d’un rire extatique. Une scène qui aurait presque pu être effrayante sans cette sensation d’euphorie t'anime.
▬ gamer
PSEUDO: Ruru la bucheronne virile.
ÂGE: 23 ans.
SEXE: Entre mes jambes il y a rien qui pend.
AVATAR: Staz + Blood Lad
ZIVA T'ES TOMBÉ COMMENT SUR WUH BRO ?: Céphée + Ortie + Lula 4ever ♥.
TROIS CHOSES A SAVOIR SUR TOI: Je suis un robot. J’aime le steak qui saigne. Je suis criminologue.
PETIT MOT AWESOME: Shake it like a sword with a dead guy on it ♪

▬ psychologie
Pumpkin, la majorité du temps, c’est l’apathie. C’est cet état d’être où tout demande un effort surhumain, que ce soit de se vêtir le matin ou répondre aux gens qui nous parlent alors qu’au final, il n’en a rien à balancer de ce que vous pouvez bien lui dire. Pumpkin, c’est l’ennui, c’est les secondes qui passent à un rythme qui semble étiré, une à une, comme au ralentit.

Tic.

Toc.  


Un corps sans énergie, une chose molle, froide et sans force qui se déplace avec lenteur, le dos courbé, les pieds qui traînent et le regard éteint, qui se fou de tout et de rien. Pumpkin, il ne dit pas grand-chose, ou alors il gronde et se plaint à mi-voix, de cette voix un peu rauque qui rappelle presque le son d’une craie qui s’effrite sur un tableau noir.  

Une voix qui lui ressemble, au final, avec son teint tellement blafard que sa peau en parait grise, et ses cheveux sombres qui s’agencent parfaitement avec les cernes sous ses yeux qui semblent tellement grosses que pour peu on aurait presque pu croire qu’elles y ont été peintes au Khôl.

Pumpkin, c’est un peu comme bonbon amer et passé date; sans cesse pessimiste, jamais content de rien, qui a l’insulte facile, il laisse toujours un mauvais goût sur la langue. Tout l’énerve, lui donne envie de vous enfoncer son stylo bien comme il faut au fond de la gorge, alors qu’en même temps la simple idée de s’y essayer l'écrase et l’épuise. Et du coup, il tend à préférer ne pas vraiment porter attention aux autres. Il n’écoute que d’une oreille distraite ce que les gens lui disent, et n’en retient souvent moins que la moitié – à quoi bon, de toute façon? – rendant toute conversation avec lui pénible et étrange. Décousue et dénudée de sens, comme un épouvantail.

Pumpkin, plus souvent qu’autrement, ce n’est qu’une forme en carton-pâte aux manières qui pourraient sembler presque brusques s’il n’était pas aussi léthargique.

Tic, toc, on the clock.

Et, toujours, il soupire.

☆★☆

Et Pumpkin, autrement, lorsque la nuit tombe et que l’obscurité recouvre la ville, lorsque vous avez le dos tourné et ne lui portez pas attention, lorsque vous vous enfoncez dans cette ruelle glauque à l’allure louche que vous auriez sans doute dû éviter, c’est un sourire trop grand aux dents trop acérées. Une démarche désarticulée qui vous fait penser à un patin dont la moitié des fils ont été tranchés. Et surtout, un rire de corneille qui n’en finit plus et qui fait frissonner.

Il rigole quand il voit les gens trébucher, quand il les voit pleurer, quand il les voit trouver une coquerelle dans leur chevelure ou une souris morte dans leur café, tellement que souvent il n’arrive plus à en respirer. Plus que tout, Pumpkin, il aime faire peur, parce que c’est l’une des seules choses qui ne l’emmerde pas, qui ne le fait pas chier. C’est ce qui lui permet de fuir l’ennui, les tic, toc, tic, toc sans fin qui n’ont cesse de l’étouffer.

Et du coup, il traîne dans les coins sombres, un visage pâle aux iris écarlates, prêt à surgir pour attraper le premier passant venu. Juste pour leur faire peur, juste pour les entendre crier, juste parce qu’il a bien peu de plaisir dans la vie et que de foutre la frousse aux autres, c’est pratiquement la seule chose qui le fait marrer. Et les gens, il aime ça les faire hurler. Rien qu’une peur passagère, qui vous donne la chaire de poule alors que votre cœur se débat dans votre poitrine et que votre estomac se retrouve dans vos talons.

Lui, c’est juste le monstre pas bien méchant caché sous votre escalier parmi les rats et les araignées. La silhouette aux dents pointues planquée dans votre placard qui vous agrippe pour vous y enfermer dès que vous vous approchez. Un Jack in the Box qui se satisfait de la frayeur momentanée qui se peint sur votre visage tel un grotesque tableau lorsque vous le voyez.

Pumpkin, il veut juste s’amuser. S’amuser et rire jusqu’à en crever.

▬ questionnaire

« Qu'est-ce que cela vous fait d'être moitié-astray/moitié-uncanny ? » 'Ça me va.'
« Comment voyez vous vos rapports avec les autres ? » 'Ils sont chiants. Sauf quand ils sont marrants, ce qui arrive pas souvent.'
« Avez vous un avis à propos du Roi ? » 'Eh. J'le connais pas'
« Qu'est ce qui pourrait vous attirer dans le monde d'origine de votre parent Astray ? 'Rien. J'en ai pas grand chose à faire, de l'autre monde.'

▬ histoire

Pumpkin, on a souvent l’impression qu’il lui manque un ou deux boulons. Lui, c’est une chose un peu étrange, avec un truc qui cloche dans sa caboche. C’est quelqu’un qui n’est ni Astray, ni Uncanny, étranger au sein de son propre monde, qui n’a de place nul part. Et qui n’a jamais réellement cherché à en avoir.

Pumpkin, c’est aussi un nom. Un nom enfantin et un peu ridicule qui allait bien mieux au gamin qu’il était à l’époque. Un nom donné par un Astray perdu pour la seconde fois de sa vie, par un père dépassé par les événements, se retrouvant soudainement avec une créature si différente de lui-même et de tout ce qu’il avait passé les quelques dernières années de son arrivé à Horizon à essayer de connaître qu’il ne savait pas quoi en faire.

-Hey, Pumpkin, qu’est-ce que tu fais?

Kristjan, tout juste 23 ans, cheveux châtains pâles, yeux bleus clairs et teint vaguement basané, s’accroupit devant l’enfant qui était assis par terre, fixant avec désintérêt les quelques jouets qui traînaient délaissés sur la carpette brune et un peu miteuse en face de lui. Un enfant pratiquement tout de gris, de noir et de blanc, aux dents un peu trop pointues et aux yeux rouges sang. Une chose minuscule qui ne lui dépassait même pas le milieu de la cuisse, et qui aurait sans doute pu être mignonne si elle ne possédait pas ce petit côté un rien terrifiant. Son fils, à lui et à Mars, l'Uncanny qu'il avait rencontré peu de temps après son arrivé à Horizon.

Il ne lui ressemblait en rien du tout.

En face de lui, Pumpkin haussa les épaules, restant assis là à ne rien faire, prenant tout juste la peine de le regarder. Kristjan lui sourit; il fut le seul à le faire.

-Allez, petit, tu es sûr que tu ne veux pas qu’on aille faire quelque chose? On pourrait aller faire un tour au parc, si ça te dis? Ou aller manger une glace? Ou peut-être même- eh, Pumpkin, tu m’écoutes?’

Il fut ignoré, encore une fois.

Soupirant, l’Astray se passa une main dans les cheveux, le découragement s’abattant subitement sur ses épaules, sensation avec laquelle il devenait de plus en plus familier au cours du temps qui passait. Parfois, il en venait à se demander s'il avait réellement prit la bonne décision en disant à Mars qu'il allait s'en occuper lorsqu'il avait vu qu'elle n'était tout simplement pas en mesure de le faire. Ou du moins, pas correctement. S'il n'aurait pas mieux fait de le laisser avec sa mère, et- non.

Non.

Dégoûté avec lui-même, Kristjan se releva avant de se saisir de l'enfant pour l’emmener avec lui, marmonnant quelque chose à propos d’une promenade alors qu'il se dirigeait vers la porte de son appartement d’une démarche un rien tremblante.

Pumpkin se laissa faire, un simple poids mort entre ses bras.

☆★☆

Kristjan mit un moment avant de réaliser que Pumpkin avait cessé d'avancer, la prise qu'il avait sur sa main se faisant soudainement un peu plus forte qu'à l'habitude. Pas que ce soit vraiment facile à voir, surtout considérant le fait que la majorité du temps, il avait plus l'impression de traîner Pumpkin à sa suite qu'autre chose, au vu de la lenteur à laquelle ce dernier avançait – doucement, lentement, il était toujours tellement lent.

Baissant les yeux, il pu voir que son fils c'était arrêté, planté sans bouger au milieu du trottoir sans s’inquiéter le moins du monde des autres passants à qui il bloquait la route, son regard figé sur la devanture extravagante et colorée se situant en face de lui. La Fée Carabosse, cette confiserie dans laquelle il n'avait encore jamais prit la peine d'entrer. Jetant un rapide coup d'oeil à sa montre de poche, calculant mentalement le temps qu'il lui restait avant d'être en retard, Kristjan eu presque envie de lui dire qu'ils n'allaient pas pouvoir s'y arrêter.

Il l'aurait probablement fait si ça n'avait pas été de l'air fasciné qu'il pouvait, pour la première fois de sa vie, voir s'afficher sur le visage de son fils.

-Tu veux qu'on aille y faire un tour? lui offrit-il en désignant la boutique de sa main libre.

Pumpkin hocha lentement la tête, toujours aussi communicatif. Mais enfin, au moins, il avait répondu, c'était du progrès.

Ce qui suivit fut probablement quelques unes des dix plus longues minutes de son existence. Ce ne fut pas trop tôt qu'ils étaient de retour à l'extérieur, loin de l'odeur de sucre étouffante et des couleurs éclatantes qui piquent les yeux.

-Tiens, lui fit-il en lui tendant un sac en papier brun où un tas de friandises s'y trouvaient, pêle-mêle. Vas-y, prends ce que tu veux.

Son fils le dévisagea un instant avant d'enfoncer une main dans le sac, choisissant presque soigneusement une boule jaune et un peu collante. La considérant un moment – beaucoup trop longtemps, si on lui demandait son avis, mais il avait apprit à avoir à vivre au ralentit -, Pumpkin finit par le mettre dans sa bouche.

Pour que presque aussitôt, son air de concentration se transforme en grimace. Mince.

-Blerg, marmonna-t-il en sortant la langue, le bonbon glissant hors de sa bouche pour venir se coller sur les dalles du trottoir.

Il fallait croire que c'était raté. L'Astray aurait aimé pouvoir dire que son fils avait l'air déçu, mais la seule chose qu'il arrivait à voir était un simple masque de désintérêt et d'ennui, copie conforme de ce qu'on pouvait habituellement y trouver. C'était à se demander pourquoi il avait prit la peine d'espérer.

-Bon, allez, c'est pas grave. Tu trouveras sans doute quelque chose qui te plaira la prochaine fois, lui dit-il en posant une main sur sa tête, lui ébouriffant doucement les cheveux, prêt à repartir lorsqu'il vit que ça ne servait à rien de rester là plus longtemps.

Regardant sa montre une nouvelle fois, Kristjan se força à sourire, se disant qu'un jour, peut-être, Pumpkin allait arriver à trouver quelque chose qui allait réellement l'intéresser.

☆★☆

Se tortillant discrètement dans la chaise en bois peu confortable installée en face du bureau de l’une des enseignantes de l’Académie, Kristjan tentait du mieux qu’il le pouvait de ne pas dévisager la femme assise en face de lui - chose plutôt difficile au vue de la tête pleine de plumes colorées et les mains aux griffes acérées qu’il arrivait à apercevoir sur le corps de son interlocutrice.

-Je vois que vous avez reçu mon colibri de convocation.

Ah. Il n'aurait jamais cru vivre un jour dans un monde où les mots 'colibri de convocation' avait un sens.

-Mh, fit-il en se raclant la gorge. Oui, hier soir. Je n’ai pas très bien compris pourquoi vous aviez besoin de me voir, par contre…?

-Je voulais vous voir dans le but de vous partager mes doutes quant au fait que l’Académie convienne réellement à votre enfant.

La colère qui l’envahit à ces paroles n’était pas surprenante, mais cela lui demanda tout de même un effort considérable de ne pas le laisser paraître sur son visage. Aussitôt, il su que ce n'était pas une conversation qu'il avait envie d'avoir. Mais enfin, c'était sans doute mieux que ce soit lui qui ait reçu le message.

Mars aurait probablement transformé l'institutrice en tapis ne serait-ce que pour avoir insinué une chose pareil.

Il hocha la tête, préférant ne rien dire; se mettre l’Uncanny à dos était bien la dernière chose qu’il voulait faire en ce moment.

-J’imagine que vous voyez de quoi je parle?

-Je, ah, je ne suis pas certain de ce que vous voulez dire par là. Madame, ajouta-t-il précipitamment, se morigénant de son évidente nervosité.

Plissant les yeux, la femme se saisit d’un paquet de feuilles de ses doigts acérés. Il était certain que ce n’était que pour la forme; elle semblait savoir exactement là où elle voulait en venir.

-Sans cesse distrait en classe, ne répond jamais aux questions, n'a pas participé une seule fois depuis son arrivé, remet la plupart du temps de ses travaux vides ou incomplets, ne semble jamais vouloir se mêler aux autres étudiants… Je sais que je n'ai qu'une toute petite classe, mais cela rend ce genre de chose beaucoup plus facile à remarquer. Et avec ce qu’il s’est passé le mois dernier, je ne suis pas certaine de…

-Le mois dernier?

Le regard de l'enseignante – lui avait-elle donné son nom, il n'arrivait pas à se rappeler - se fit presque accusateur.

-Oui, le mois dernier. Lorsque votre fils s'est amusé à mettre une araignée dans les cheveux de sa voisine de bureau. La pauvre, elle en a même pleuré.

Il se retint de grimacer comme il le pu, se doutant que l'histoire n'allait sans doute pas bien se terminer. Pas étonnant qu'il n'ait rien entendu à ce sujet avant aujourd'hui; c'était presque aussi difficile de faire parler Pumpkin que de se faire arracher une dent qui ne veut pas tomber.

-Et apparemment, continua-t-elle, il a trouvé ça tellement drôle que ça a dû prendre une bonne quinzaine de minutes avant qu’on arrive enfin à le calmer. Et puis, ce son… ajouta-t-elle d’un air inconfortable, avant de se racler la gorge. Enfin, quoi qu’il en soit, ce n’est pas le genre de comportement que j’accepte dans ma salle de classe. Je comprends que votre fils soit particulier, considérant de où il vient, mais tout de même. Je ne peux pas faire d’exception juste parce qu’il n’est pas… vous savez. Comme vous et moi.

Oh, oui, il savait. Il ne savait que trop bien ce que les gens pensaient quand ils les voyaient, les murmures qu’il arrivait parfois à entendre et les regards qui les suivaient régulièrement lorsqu’ils sortaient de chez eux. Parce que ce n’était pas difficile à deviner, avec la façon dont lui-même ne pouvait forcément pas être autre chose qu’un Astray, et le fait que Pumpkin ne l’était définitivement pas, qu’il ressemblait trop à un Uncanny pour ne pas l’être au moins en partie. Et qu’il n’était, au final, ni l’un ni l’autre. Un Cross, comme ils les appelaient.

Il en était venu à haïr ce mot.

Lorsqu’il ressortit du bureau, il aurait été bien en peine de répéter ce qu’elle lui avait dit par la suite, ou de se souvenir de ce qu’il avait bien pu lui répondre. Mais une chose était sûre; après tous ce que l'institutrice lui avait dit, il regrettait vraiment que Mars ne soit pas celle qui se soit présentée à la convocation pour la réduire en petits morceaux.

Et, une fois de plus, Kristjan ne pu s’empêcher de se demander ce qu’il allait bien pouvoir faire avec lui.

☆★☆

-Papa.

Aussi, ses yeux se posèrent sur la silhouette qui marchait – si on pouvait réellement appeler ça marcher – à ses côtés. Il lui adressait la parole tellement rarement – parlait tellement peu souvent – que dès que la voix de son fils lui parvenait aux oreilles, il ne pouvait s’empêcher de sans cesse y porter attention malgré lui.

-Oui? Qu'est-ce qu'il y a?

-Pourquoi ils font ça?

Cela lui prit plus longtemps qu'il n'aurait voulut l'avouer avant que Kristjan ne réalise de quoi il parlait. Ce ne fut que lorsqu'il aperçut le couple – Uncanny, sans aucun doute, au vue de leur apparence bariolée - faire volte-face et partir dans la direction opposée qu'il comprit ce qui était en train de se passer.

Ah. Il avait été naïf que de croire qu'il allait pouvoir le protéger de ce genre de choses – racisme, lui fournit son esprit – jusqu'à ce qu'il soit assez vieux pour vraiment saisir ce genre de concept.

-Ils ont juste... peur, t'en fait pas, expliqua-t-il maladroitement, se passant une main dans les cheveux en signe d'inconfort.

-Peur? De quoi?

De ce qu'ils ne comprennent pas. De ce qu'ils ne peuvent pas expliquer. De ce qui les dépassent, sans aucune doute.

De toi.

-Juste... c'est rien, juste... tu vois, ils sont pas... pas exactement comme toi, et parfois, les gens préfèrent éviter ce qui est différent, au lieu de chercher à... à apprendre, j'imagine. Tant pis pour eux, si tu veux mon avis.

Après réflexion, il aurait probablement dû de méfier de la lueur un peu étrange qui venait de s’allumer dans les yeux autrement vide Pumpkin.

-C'est... ma faute?

-Non, non, c'est pas-

Le rire le prit par surprise.

Un rire à la fois grinçant et strident, comme des ongles qui se cassent sur une ardoise, qui le fit grincer des dents alors qu’il lui résonnait dans les oreilles à n’en plus finir. S'il était honnête avec lui-même, Kristjan ne se souvenait pas de l’avoir entendu rire aussi longtemps de sa vie. Et pas comme ça, jamais comme ça. Soudainement, il comprenait mieux ce que l’ancienne professeure de son fils avait voulu dire, il y avait de cela quelques années, lorsqu’elle lui avait fait part de l’incident.

Au final, il dû pratiquement le traîner le long des quelques rues qui les séparaient de leur appartement, histoire d’éviter de faire une scène à la vue de tous au milieu du faubourg résidentiel.

☆★☆

Finissant de remplir la bouilloire, Kristjan posa cette dernière sur le poêle à bois, se retournant pour se retrouver nez à nez avec le second habitant de l’appartement qu’il louait depuis son arrivé à Horizon. Manquant presque d’échapper la tasse en porcelaine qu'il avait entre les mains, il sursauta malgré lui, un cri étranglé se coinçant au fond de sa gorge comme une boule qu’il n’arrivait pas à avaler. Au vue du sourire de son fils, c’était exactement la réaction qu’il recherchait. Retenant un soupir, il recula d’un pas, remontant ses lunettes de lecture sur son nez avant de poser les yeux sur un morceau de papier un peu froissé que le jeune homme tenait dans la main gauche.

-Ah? Qu’est-ce c’est?

Baissant les yeux sur la feuille en question, Pumpkin la regarda un moment avant de la tendre mollement à son père. Il s’en saisit, incertain de ce qu’il allait y trouver.

Incertain de s'il souhaitait vraiment le savoir.

-Mars t'a acheté la confiserie? fit-il finalement, un rien incrédule, une fois qu’il fut certain que ses yeux ne lui jouaient pas des tours.

Pour son anniversaire, for probablement, qu'il venait de passer avec sa mère, comme la majorité du temps. Il n'aurait même pas dû s'étonner de la chose; ce n'était pas comme si elle n'en avait pas les moyens, loin de là, et Dieu seul savait que c'était bien son genre de lui faire ce genre de cadeau.

-Mhmh...

-Et... tu as décidé de si tu allais t'en occuper?

-Ah... ouais, je... ouais.

Quelque part au fond de lui-même, il ne pouvait que se demander s’il aurait vraiment dû se sentir aussi surprit par cette révélation. Après tout, il avait vu la fascination que Pumpkin avait avec tout ce qui touchait friandises, sucreries et autres bonbons - fascination plutôt étrange compte tenu du fait qu’il semblait, même après toutes ces années, ne pas en avoir trouvé une seule qui lui plaisait. Mais, pourtant, il ne pouvait s’en empêcher.

Probablement parce que depuis que son fils avait décidé d’abandonner ses études à l’Académie, Kristjan avait été persuadé que ce dernier n’allait jamais rien faire de constructif sa vie.

-Je suis fier de toi, finit-il par dire au bout d’un moment en lui passant une main dans les cheveux, recevant un grondement rauque pour la peine, avant de retourner préparer son thé du soir.

Fier, oui, d’une certaine manière. Mais soulagé, surtout, plus que tout le reste. Car s’il s’était plus d’une fois inquiété de ce qui allait arriver à son fils lorsque lui-même ne serait plus là pour veiller sur lui, lorsqu'il n'y aurait plus que Mars et son excentricité pour s'occuper de Pumpkin, pour une fois, il avait presque l’impression qu’il allait arriver à s’en sortir.

Peut-être.





Dernière édition par Cucurbitacée le Lun 3 Nov - 2:17, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: I am the "who" when you call "Who's there?" ☆ Pumpkin   Mar 28 Oct - 8:22

Je t'aime love ;w; JOR, BEAUCOUP BEAUCOUP TU SAIS HEIN ;_____; CONTINUE *supplie*
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MessageSujet: Re: I am the "who" when you call "Who's there?" ☆ Pumpkin   Mer 29 Oct - 20:27

biatch pumpkin

Le Roi te souhaite la bienvenue parmi le peuple d'Horizon. Tu vas pouvoir gambader partout, participer aux festivités locales et découvrir cette merveilleuse cité qui s'ouvre à toi. Tu vas pouvoir faire des connaissances et des rencontres, cheveux au vent. Bienvenue à Horizon, la cité des rêves.




lula
On a tous une Lula dans nos coeur, on a tous une lame de rasoir qui viens pour nous tailler le coeur. Et ma sale gueule dans le miroir. Tu sais Lula quand t'es pas là, tu sais moi j'f'rais n'importe quoi.
Mais dis-moi toi est-ce que tu sais, est-ce qu'on va tous au paradis ?

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