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 SEAN ♛ deep blue;

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Sean J. Young
◥ A S T R A Y ◤


Messages : 17
Sur WUH depuis le : 24/10/2014
Fiche : ♛ deep blue
Crédits : 30

MessageSujet: SEAN ♛ deep blue;   Ven 24 Oct - 19:41

there's the pitch, slow and straight, all i have to do is swing and i'm the hero, but i'm the zero.
LIEU DE NAISSANCE; dans la quatorzième rue, au queens, new york, états-unis d'amérique
ÂGE; vingt et un ans de vide
SEXUALITÉ; les filles c'était juste pour la baise, juste pour remplir le rien...
ANCIENNETÉ; deux mois et quatre jours
POSTE; apprenti fleuriste à défaut de simplement attendre et artiste raté désabusé
PSEUDO; moi c'est...okay appelez-moi batpika, un mélange de batman et de pikachu yo!  #swag
ÂGE; le compteur est resté bloqué à neuf ans je crois #foreveryoung #peterpan
SEXE; #petepan
AVATAR; brun random hahaha
ZIVA T'ES TOMBÉ COMMENT SUR WUH BRO ?;  eh je crois que c'était un top-site (et y a de grandes chances que c'était shake machin chose là) (la meuf a des cheveux roses voilà)
TROIS CHOSES A SAVOIR SUR TOI;  eh okay alors je suis un bébé qui ne regarde jamais les films d'horreur, qui ne veut pas grandir et stitch c'est ma vie okay salut les babes ♥ (ah et boyhood c'est cool comme film) (ça fait quatre yo trop ouf t'as vu)
PETIT MOT AWESOME; eh je promets déjà une activité de limace haha mais, vous aviez l'air gentils alors eh voilà, coucou je viens vous polluer avec sean. :shine: :flower : #airmignon  

all i am is a man, i want the world in my hands;

Quand on le voyait comme ça, Sean, il n'avait rien, non vraiment, que l'on aurait pu envier: ni sa carrure vaguement filiforme, ni sa tignasse sombre qui bouclait parfois sur les pointes, ni son nez un peu court où l'on avait jeté quelques tâches de rousseur ou ses lèvres bien roses et fines en hirondelles, ni de ses yeux d'un noir en demi-teinte où s'étiraient quelques cernes violacées, ni ses pommettes assez hautes et marquées, ni sa démarche du genre trainante ou ses quelques pensées optimistes balancées en vrac. Il y avait quelque chose qui sonnait mélancolique chez Sean, une mélancolie négligée et sans saveur qui ne lui donnait même pas une ombre de profondeur, c'était un je-ne-sais-quoi presque résigné et vaincu comme déjà fatigué. Il portait cette tristesse ennuyée de vivre tout simplement, vivre sans vraiment exister, vivre de vide.

Dans son sourire au goût encore adolescent, Sean avait déjà tout du looser, du raté, du type bien mais, qui ne ferait jamais rien de sa vie. Vous savez celui trois fois divorcé, sans enfant, viré à quarante-six ans de son job minable et même pas un tant soit peu intéressant, probablement alcoolique ou toxico dont on a oublié le nom aux réunions d’anciens élèves ou pendant les repas de famille. Ce type un peu paumé, fade et monochrome qui n’aurait jamais son petit moment de gloire, trop gris pour espérer ne serait-ce qu’imaginer l’excellence, trop gris pour se complaire dans la médiocrité. Sean était tristement commun.

Et si encore, il avait été doté d’une certaine vivacité d’esprit ou s’il avait été seulement courageux, honnête et bon mais, il n’était rien de tout ça. Il n’avait jamais eu la carrure d’un héros, seulement quelques espoirs. Non, Sean était humain. Salement humain. Humain de façon pure, brute, dégueulasse. Humain à en vomir avec son égoïsme bon à claquer, sa peur ridicule de la mort et même de la vie, sa tendance paranoïaque épuisante, sa paresse détestable, son manque de courage chronique et sa lâcheté affligeante, son arrogance minable, sa pseudo-fierté mal placée pour couvrir son manque d’assurance, ses ambitions beaucoup trop grandes pour lui, ses promesses et ses résolutions sans lendemain, ses rêves en désordre, ses masques à répétition et ses mensonges à la chaîne, ses blagues vaseuses qui ne faisaient rire que lui, sa jalousie au goût amer, sa maladresse blessante, sa critique facile, son pessimisme à faire pleurer, son opportunisme avare, son entêtement stupide, sa rigidité d’esprit, ses mots durs à la pelle, son éternelle insatisfaction, ses questions à la con, son aberrant besoin d’attention, sa peur panique de l’abandon, son irresponsabilité latente, sa fiabilité défaillante…

Pourtant il n’était pas si méchant Sean, avec sa naïveté plutôt touchante et ses histoires d’aller décrocher les étoiles, il rêvait juste d’un autre monde, un monde qu’il ne pourrait jamais atteindre. Il avait juste été catapulté dans cette vie qui ne le satisferait jamais, à la dérive dans l’existence, condamné à une attente désabusée, à une longue suite des désillusions de ses espoirs et au goût terreux d’être seulement un homme. Au fond, Sean c’était  un peu comme un poète, un poète sans poésie et sans talent qui avait rêvé de goûter l’infini.

« Le roi se demande si vous êtes heureux d'être à Horizon. » Sean n’est pas plus malheureux d’être ici que chez lui, il n’en est pas pour autant plus heureux : vivre n’a pas arrêté d’avoir un sale goût. Vivre est toujours aussi fatiguant, aussi vide et rempli de cette éternelle frustration insatisfaite. De toutes, façons, ce n’est pas comme s’il avait le choix…

« Comment voyez-vous vos rapports avec les Uncanny & les Cross ? » Sean n'a pas d'avis particulier sur la question : certains lui font un peu peur et d'autres pas vraiment mais, au fond, ils n'ont pas l'air si différents ici de là-bas à la maison.

« Qu'est ce qui vous manque de votre monde d'origine ? » Sa mère, Mandy, sa guitare, son t3, sa chambre, internet le mcdo, son téléphone, la télévision, la technologie vous savez les personnes ou le genre de choses qui nous manquent qu'une fois qu'on ne pourra plus jamais leur dire au revoir.

« Au contraire, ce qui ne vous manque pas de votre monde d'origine ? » New-York la pollution, le bruit, le vide, son ancienne vie parce qu'Horizon a encore le goût timide de l’aventure.

i was a lostboy that was found drowning underwater smothered by the pressure;

Il y avait quelque chose de vide, de gris dans la vie de Sean. C’était une errance perpétuelle, longue et amère qui n’avait pas de but. Sean était à la dérive sur le flot de l’existence. Il se laissait lentement couler à défaut d’avoir l’envie  ou le courage de faire autre chose. Il lui manquait cette étincelle qui aurait donné un feu d’artifice, ce petit truck qui l’aurait rendu si brillant au lieu de lui donner des couleurs si ternes et délavées, au lieu de rêver d’un autre monde bien meilleur. Sean incarnait cette jeunesse désillusionnée à qui l’on ne donnait ni espoirs, ni futur, ni ambitions. Sean était passif parce qu’il ne voyait pas à quoi bon. Alors, Sean il aurait pu vous parler de ce que ça faisait de se sentir déjà mort, de ne jamais s’être senti vivant.

Il aurait pu vous  raconter New-York… C’était la ville des taxis jaunes, de la statue de la liberté et de l’american dream, c’était les promesses d’une vie un peu meilleure et ça sonnait un peu comme le paradis. New-York, on en rêvait, on la dessinait, on la chantait, on la fantasmait sur les écrans de cinéma. Oh tout le monde voulait aller à New-York. Et pourtant qu’est-ce qu’elle était laide, New-York, au fond, presque dégueulasse derrière ses strass et ses paillettes. New-York et ses immeubles gris terreux tous pareils, New-York et ses buildings qui crevaient le ciel, New-York et ses gens qui toujours, grouillaient, rampaient dans ses rues, New-York noyée sous ses tags, New-York et sa fumée grisâtre presque noire, New-York sous sa crasse, New-York et sa misère humaine, New-York et ses cages d’escalier en métal grinçant, New-York et son bruit perpétuel, New-York l’éternelle, qui jamais ne s’essoufflait. Les hommes se succédaient, étaient de passage mais, New-York, ô New-York, elle, demeurait comme cette étoile dans son ciel d’encre malgré les siècles. New-York. New-York. Sean, il n’avait vu que ça, New-York. Il y était né, il y avait grandi et s’il n’était pas ici, probablement qu’il y aurait même clamsé, tôt avec un peu de chance renversé par un ivrogne à trois heures du matin ou tard après une longue et pénible vie au goût d’ennui.

Il aurait pu vous parler du T2 exigüe aux murs jaunies et à la tapisserai qui se décollait, celui-là même qu’il n’avait jamais quitté comme coincé ici pour toujours. Il vous aurait parlé de la petite fenêtre qui donnait sur une ruelle en contrebas, où se dessinaient dans l’horizon les buildings gris. Il y avait la chambre aussi aux murs blancs cassés dégueulasses, à la moquette verte, à la lampe qui s’éteint toute seule une fois sur deux. Il aurait pu parler de son vieux camion rouge de quand il était gosse qui avait fini au fond d’une poubelle.

Il aurait aussi pu évoquer le couple espagnol du cinquième qui se disputait tous les mardis et vendredis en claquant les portes ou la tuyauterie de l’immeuble qui faisait trembler tout le bâtiment dès que quelqu’un tirait la chasse d’eau. Le type qui restait adossé dans le hall d’entrée ou au coin de la rue, emmitouflé dans ses vêtements, à qui l’on disait vaguement bonjour parce que tout le monde savait pourquoi il était là. Et il aurait pu parler des filles parce que les filles, il ne les aimait pas d’une jolie façon bien comme il faut avec de belles tournures mais, d’une façon assez moche. C’était pour un temps, sans amour et sentiments, sans mièvrerie aucune. C’était un amour qui sonnait aussi creux que le reste, mécanique.

Oh et puis, tant qu’on y était, il aurait bien pu vous parler de sa mère aussi tiens. Elle incarnait ce cliché tristement célèbre de la mère monoparentale qui frappait courageusement de ses poings, de ses coudes pour se faire une place dans une vie de chiens. Elle n’avait rien d’extraordinaire, sa mère, des femmes comme ça on en trouvait partout, au cinéma, dans les livres, à la télévision, on en faisait même des émissions : enceinte à dix-neuf ans,  avait dû abandonner ses rêves d’université, mariée avec un pauvre type qui avais mis les voiles du jour au lendemain et qui avait eu la délicate attention d’envoyer un contrat de divorce cinq mois plus tard.

Et puis, il y avait Mandy et ses joues bien rondes, ses doigts un peu courts et ses trois dents en moins qui lui faisaient un trou horriblement moche en plein milieu de la bouche. Mandy avait neuf ans aussi, enfin huit ans et dix mois à vrai dire et elle aurait beaucoup aimé devenir pirate de l’espace. Mandy aurait sûrement beaucoup aimé avoir eu un vrai grand frère plutôt qu’un type comme Sean mais, elle n’avait jamais arrêté de lui faire des dessins où pour une fois, il était le héros de l’histoire.

Il n’aurait probablement pas parlé des heures passées à gratter sa guitare jusqu’à s’en faire des ampoules dans cet espoir ténu et timide qu’un jour peut-être, il lui arriverait quelque chose de grand qui lui retourne le cerveau. Pas plus qu’il n’aurait parlé de ces voix qui voulaient dire Sean lève-toi, fais quelque chose d’utile pour une fois, grandis un peu, sois un homme, fais un effort, sois un peu courageux une fois dans ta vie, prends-toi en main, t’as plus huit ans, ce n’est pas ça la vie Sean, fais-quelque chose de toi-même…

C’est comme que Sean était arrivé à Horizon, naufragé de l’existence sur sa bouée trouée.



Dernière édition par Sean J. Young le Lun 27 Oct - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SEAN ♛ deep blue;   Sam 25 Oct - 18:25

Bienvenue 0/ (en retard ok kill me please) Je t'invite à continuer ta belle fifiche C:
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Sean J. Young
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MessageSujet: Re: SEAN ♛ deep blue;   Lun 27 Oct - 20:24

    Voilà voilà enfin terminée omg ! (je suis pas très fière de l'histoire. un jour j'écrirai un truck mieux) (et probablement long hahaha)
    Mais, j'espère que ça ira o/
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Dorian
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MessageSujet: Re: SEAN ♛ deep blue;   Lun 27 Oct - 20:54

Mais non c'est très bien ♥

★   Sean J. Young

Le Roi te souhaite la bienvenue parmi le peuple d'Horizon. Tu vas pouvoir gambader partout, participer aux festivités locales et découvrir cette merveilleuse cité qui s'ouvre à toi. Tu vas pouvoir faire des connaissances et des rencontres, cheveux au vent. Bienvenue à Horizon, la cité des rêves.
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MessageSujet: Re: SEAN ♛ deep blue;   

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SEAN ♛ deep blue;

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