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 but life could be so much better too ☀ Persil

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Persil
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Sur WUH depuis le : 20/10/2014
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MessageSujet: but life could be so much better too ☀ Persil   Lun 20 Oct - 19:13


Persil
“ But what do you say to taking chances,
What do you say to jumping off the edge?
Never knowing if there's solid ground below
Or hand to hold, or hell to pay, ”



▬ id card
LIEU DE NAISSANCE: Une petite île qui n'avait pas de nom. On la trouvait, sur la carte, sur le U de l'océan pacifique.
ÂGE: Dix-huit ans moins deux jours.
SEXUALITÉ: ohohohoho.
ANCIENNETÉ: Un mois.
POSTE : Employée à l'herboristerie. Mine de rien, elle s'y connait en plantes aromatiques (haha).
▬ gamer
PSEUDO: bjr je suis la reine des champignons.
ÂGE: dancing queen, young and sweet only seventeen (jusqu'en novembre)
SEXE: jamais le premier soir dsl
AVATAR: Original
ZIVA T'ES TOMBÉ COMMENT SUR WUH BRO ?: Bah en fait j'étais inscrite à un moment je suis retombée dessus sur un top site alors je me suis dit yolo c'est les vacances tsé (indice, j'ai décidé de rester dans les noms d'épices pour mes personnages)
TROIS CHOSES A SAVOIR SUR TOI: je suis une espèce de hipster-kikoo désespérante. J'aime les films d'animation et les trucs niais. J'ai un lama en peluche.
PETIT MOT AWESOME: pamplemousse (c'est mon mot préféré du moment)(mais j'aime pas le pamplemousse)

▬ psychologie
Elle ressemble à un aquarium. Cassante et transparente comme du verre, ses veines qui sillonnent sous sa peau lui font une couverture bleue. Elle est bleue et humide jusqu'au bout des doigts, jusqu'à la racine des cheveux, elle a l'air d'une noyée. Elle a des yeux couleur lagon remplis de sel, et son regard parvient à donner à ces eaux tropicales un goût de froid polaire, quand elle fronce des sourcils incolores et bat de cils trop courts.
On dirait qu'elle n'a goût de rien, qu'elle voit la vie de noir et blanc, elle est trop lente, trop fluide, trop léthargique, ses regards se ressemblent tous, et quand elle ouvre la bouche pour parler, sa voix n'est qu'un souffle. Même ses sourires ont l'air collés sur une page en papier glacé.

Elle a comme un don magique pour dire les choses avec simplicité, et pourtant tout ce qu'elle dit est dénué de sens. Elle est d'une sincérité déroutante, ça ferait presque flipper, parce qu'elle dit tout ce qu'elle pense. Mais elle parle peu, pourtant, comme si sa propre voix l'étouffait. De temps en temps, elle lance des choses sans aucun sens, des questions sur la vie, sa vie, ta vie, la vie des plantes ou des étoiles de mer.

Elle a tellement, tellement peur. Peur de tout, en fait. Peur du noir. Peur d'être seule. Peur des hauteurs, des ponts, des escaliers, des ascenseurs. Peur du sang, peur de l'eau, peur qu'on l'aime, peur qu'on ne l'aime pas, peur du silence.
Mais elle veut tout savoir. Alors elle casse les assiettes, s'ouvre le doigt, tombe dans les pommes, et peut-être que demain, elle tombera dans l'escalier, pour voir. Alors elle sentira l’électrochoc, et toute cette eau accumulée dans son corps pourra s'écouler. Parce qu'elle pleure, tout le temps. C'est presque devenu une habitude. Il ne faut pas garder les larmes à l'intérieur, lui disait sa mère.

Elle voit la beauté en chaque chose. Au détour d'un chemin, elle te retiendra par le poignet, et t'indiquera un pissenlit. Elle te dira que c'est joli. Et ce sera le même genre de lumière qu'on pourra voir dans ses yeux quand elle collectionnera des choses inutiles et cassées, quand elle s'étalera dans l'herbe pour regarder les étoiles pendant une nuit entière. Quand elle regardera s'envoler des papillons ou ces cerfs-volants qu'elle fabrique en faisant en sorte que le fil se casse, toujours.
Et puis elle dira quelque chose d'absolument poétique et gerbant, avec tant de sincérité que tu auras envie de la frapper, parce que personne ne peut dire sérieusement des choses pareilles, sauf elle.
Souvent, elle se met sur la pointe des pieds et se balance.
Comme si elle voulait s'envoler.


▬ questionnaire

« Le roi se demande si vous êtes heureux d'être à Horizon. »
Peut-être ? Oui ? Non ? Redemander plus tard ? Elle a tout ce qu'il faut ici, comme elle avait tout ce qu'il lui fallait là-bas. Elle n'est sûrement pas heureuse, mais elle s'en contentera, au fond.
« Comment voyez vous vos rapports avec les Uncanny & les Cross ? »
Oh, ils sont beaux, ils sont fascinants, il la terrifient et elle est curieuse en même temps. Elle voudrait en connaître.
« Qu'est ce qui vous manque de votre monde d'origine ? »
Ses parents, l'île, son frère, le genre de choses qu'elle n'avait plus de toutes façons.
« Au contraire, ce qui ne vous manque pas de votre monde d'origine ? »
Le temps.

▬ histoire


For you, there’ll be no more crying,


Elle s'appelait Victoria, et c'était probablement le plus joli prénom du monde. Un prénom délicieux aux couleurs de succès, et sa mère riait en disant « heureusement que c'est on père qui l'a choisi, ton prénom ». La mère de Victoria, elle aurait sûrement choisi quelque chose de plus étrange, un prénom que personne d'autre sur Terre n'aurait pu avoir, un nom de plante ou de planète, ou le nom latin d'un insecte.
La maman de Victoria avait une voix chaude et coulante comme du velours. Son papa, une voix de basse profonde comme une bombe qui explose au fond de l'eau, et comme il était agréable d'entendre leur conversation glisser dans ses oreilles, pendant qu'elle faisait jouer ses mains déjà trop grandes sur un piano noir. Ses doigts s'appliquaient à déraper sur toutes les fausses notes, consciencieusement., et les bruits dissonants qu'elle tirait de ce pauvre instrument la ravissaient.

L'enfance de Victoria était un flou de couleurs et de rires sous un soleil de plomb. Des cabanes dans les bois et des chasses aux insectes, de petits corps d'enfants entassés dans un hamac à l'heure de la sieste. Des pieds dans l'eau et des guimauves délicieusement cramées sur les bords.
Sur les cartes, l'île n'était qu'un petit point entre les deux barres du U de l'Océan Pacifique. Alors ils l'appelaient simplement U, et c'est comme si il n'y avait rien d'autre sur Terre. Il n'y avait que des étés qui s'étiraient, interminables comme des chewing-gum, avec deux jours de pluie par an, pour faire bonne mesure, et si il avait fallu mettre un mot sur le concept de paradis, il ne leur aurait suffit que d'une lettre.


For you, the sun will be shining,


« Tu les laisses toujours partir. »

Les deux enfants ont la peau transparente et les yeux incolores comme de l'eau. Ils sont accroupis dans une prairie, l'herbe effleure leurs jambes nues. Le garçon est minuscule, un coup de soleil lui mange le nez. La fille ouvre ses mains desquelles s'échappent un papillon marron, qui s'en va rejoindre une autre fleur, attendant de se faire capturer de nouveau.

« C'est plus joli quand ils s'envolent. »
« Alexis, elle les met dans des boites. Elle les colle avec des aiguilles, comme ça. »

Et le garçon mime le geste d'embrocher un papillon, ponctuant son explication de bruits peu ragoutants, qui font sourire sa sœur, même si l'idée des papillons de toutes les couleurs alignés sous un couvercle de verre suffisent à lui monter les larmes aux yeux. Elle se lève, époussette son short, et fait cette drôle de chose où elle a l'air de vouloir s'envoler. Bras écartés, mains ouvertes, et sautillant sur la pointe des pieds.

« Alexis, elle est bête. Et elle sait attraper des papillons, mais pas des lucioles. »

Le vendredi soir, c'était le jour des lucioles. Victoria et les autres enfants de l'île en capturaient dans des bocaux de confitures, et les petits insectes fluorescents éclairaient leurs soirées sur la plage, où se racontaient toujours les mêmes histoires d'horreurs et légendes urbaines. Parfois, une des mamans faisait de la citronnade. C'était le meilleur jour.
Son frère bondit sur ses pieds. Ses yeux brillants ressemblaient à deux plaques de verglas. Elle lui prit la main.

« Il faut en attraper plein », elle ajouta en se dirigeant vers la forêt.

Il trottinait près d'elle, lança un regard un peu mélancolique vers les arbres, vers le ciel qui commençait à s'assombrir, mais gardait les couleurs chaudes d'un autre été qui n'en finissait pas.

« Ça brille. » il dit.

Ce soir là, elle avait fini de laver tout le sable entre ses orteils, s'était glissé dans son lit, et sa mère était venue lui dire bonne nuit. Elle l'embrassa sur le front, lui demanda si ils s'étaient bien amusés, comme tous les vendredis, et tous les autres soirs de sa vie. Puis elle sembla hésiter, avant de lui murmurer.

« Tu sais, ton frère, je crois qu'il se perd, un peu. »

Victoria n'avait aucune idée de ce que ça pouvait bien vouloir dire. Les mains de sa mère sentaient les plantes aromatiques du jardin, elle souriait, et sa voix comme du chocolat chaud la porta vers le sommeil.


And I feel that when I’m with you,


Elle glissa sur la pente de l'adolescence, doucement d'abord, puis tout d'un coup. Les étés se recroquevillaient, les vacances duraient moins que l’éternité, elle commença à prendre conscience des saisons. Il y avait moins de chasses aux insectes, moins de soirées lucioles, moins de plongeons du haut des rochers pointus. Les histoires sentaient le réchauffé, les fausses notes étaient moins belles, la cabane s'était rétrécie, ou peut-être qu'ils avaient grandi. Alexis jeta toute sa collection de papillons, les autres refusaient de prendre part à des activités qu'ils avaient pourtant aimé.
Elle prit l'avion pour faire ses études ailleurs, là où on faisait de vraies, études, et on sentait l'italique dans leur voix lorsqu'ils prononçaient le mot « vraies ». Elle ne rentrait que pour les vacances, puis seulement pour les grandes vacances, parce qu'il fallait bosser pour avoir un vrai métier (italique sur le vrai).

C'était un jour qu'elle remontait dans les dortoirs qu'elle vit la lumière. Elle tenait dans ses mains une lettre de ses parents, qui sentait bon le thym, ou le romarin, elle ne savait plus, elle n'y connaissait rien. Et ça rayonnait comme un bout de soleil dans le trou de la serrure.

« Ça brille », elle dit.

Elle comprit alors que son frère ne parlait pas des lucioles.


It’s alright, I know it’s right






Dernière édition par Persil le Mar 21 Oct - 16:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: but life could be so much better too ☀ Persil   Mar 21 Oct - 12:35

DANCING QUEEN, FEEL THE BEAT FROM THE TAMBOURINE OH YEAAAAAH
Sinon à part ça love, c'est parfait, continue donc ♥


“Je suis égoïste, impatiente et peu sûre de moi. Je fais des erreurs, je suis hors de contrôle et parfois difficile à gérer. Mais si vous ne pouvez pas me supporter pour le pire, nul doute que ne vous me méritez pas pour le meilleur. ” Marilyn Monroe 
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MessageSujet: Re: but life could be so much better too ☀ Persil   Mar 21 Oct - 16:54

Je suis une sale hipster sentimentale en forme de guimauve et je déteste écrire les histoires.
Caca fini ♥
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✽ THE PREVAIL FLOWER CROWN ✽


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MessageSujet: Re: but life could be so much better too ☀ Persil   Jeu 23 Oct - 10:21

LOVE U DARLING ♥ Tout est parfait héhé.


   
★   persil

Le Roi te souhaite la bienvenue parmi le peuple d'Horizon. Tu vas pouvoir gambader partout, participer aux festivités locales et découvrir cette merveilleuse cité qui s'ouvre à toi. Tu vas pouvoir faire des connaissances et des rencontres, cheveux au vent. Bienvenue à Horizon, la cité des rêves.
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MessageSujet: Re: but life could be so much better too ☀ Persil   

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