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 “ Only us between petals ” PEGI 18

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Antigone A. Zacharias
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MessageSujet: “ Only us between petals ” PEGI 18   Sam 28 Déc - 0:34

☠ only us between petals ☠



Cette journée avait été des plus banales. Se lever, boire un café, fumer une clope, faire un peu de ménage, finir un bouquin, avaler un repas, faire les comptes de la veille. Une journée calme. Trop calme pour Angèle qui avait envie de bouger un peu, trouvant son appartement trop petit tout à coup.
La jeune femme était donc sortit un peu, affublée d'un jean délavé bien trop grand pour elle, d'un débardeur blanc et de son éternel blouson en cuir. Que le soleil cogne ou qu'il neige, Angèle ne sortait jamais sans ce blouson sur les épaules ou à la main.
Faire un tour dans la rue commerçante. Croiser des connaissances, boire un café, balancer des blagues vaseuses. C'était déjà ça, mais voilà que l'après-midi touchait à sa fin, et qu'Angèle avait toujours cette impression de n'avoir rien fait.

Alors qu'elle revenait vers le Quartier Nord, la place fleurie se dessina à l'horizon, et l'idée germa doucement dans son esprit. « Et si je passais emmerder Ortie ? » L'idée était plaisante. Elle aimait bien cette fille qui sentait toujours la fleur à force de travailler au milieu de ces dernières. Elle savait ouvrir sa gueule, et pas que. C'était sans doute ça qui plaisait à Angèle.
La brunette au crâne semi-rasé fit le tour de la fontaine, juste par envie, et se dirigea vers le Jardin d'Eden, la boutique d'Ortie. Plus Angèle avançait, plus elle avait envie de voir Ortie. Pourquoi ? Oh, juste comme ça. Si on peut dire. Elle avait besoin de piquant dans sa journée banale.

Angèle poussa la porte de la boutique, et la petite clochette installée dans l'encadrement de bois annonça son arrivée d'un joli son cristallin. Slalomant entre les plantes et les fleurs comme un explorateur dans la forêt Horizonienne, Angèle parvint jusqu'au comptoir où elle pris ses aises, faisant comme chez elle, et y posa ses fesses confortablement.
Le temps qu'Ortie, pensant sans doute à un client potentiel, vienne au comptoir, Angèle en profita pour observer les lieux. Ce n'était pas la première fois qu'elle venait ici, et pourtant elle se sentait toujours un peu émerveillée. Elle admirait le don, la patience, et la minutie dont Ortie faisait preuve en s'occupant de toutes ses plantes si différentes les unes des autres. Ce n'était pas pour rien qu'Angèle avait seulement des cactus sur son balcon ! Ils demandaient un minimum d'entretien. Pas comme toutes les fleurs présentes ici. Alors forcément, ça l'impressionnait. Le jour où elle saurait maintenir une plante verte en vie plus de vingt-quatre heures, il faudrait créer une fête rien que pour ça.

Quand Ortie daigna finalement faire part de sa présence en venant à la rencontre de celui qu'elle devait penser être un client, Angèle lui adressa un grand sourire.

« Surprise. T'emballes pas, je viens pas acheter des fleurs. Mes cactus me suffisent. »

Angèle descendit du comptoir et en fit le tour pour venir vers Ortie d'un air faussement innocent, ses yeux chocolat la détaillant des pieds à la tête.


« Pas beaucoup de clients aujourd'hui visiblement.Qu'est-ce que tu dirais de fermer un peu plus tôt ? » Proposa la jeune femme en se rapprochant d'Ortie, un sourire plein de sous entendus et de promesses sur les lèvres. « Parce que, j'veux pas te vexer, ce tablier te va à ravir, les bottes aussi d'ailleurs, ça donne un côté aventurier mais... » Un dernier pas et Angèle vint souffler contre les lèvres d'Ortie : « ... Tu es bien plus jolie toute nue. »

C'était quitte ou double. Soit elle se faisait mettre dehors sévèrement. Soit..




angèle
J'ai des amis, j'ai des amours, je connais pas leurs noms. Je me cogne la tête et j'essaie de m'enfuir. Rien de rien que du vide, que du vent. Dans mes rêves je tente de fuir, le lendemain qui m'attend ? Le couteau dans le dos. Ils me mettront comme ils ont mis mes parents et les tiens.


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Ortie
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Sam 28 Déc - 1:38

Ortie observa avec attention la feuille de la plante devant elle, caressant avec délicatesse sa membrane nervurée aussi bien de la main que du regard. Après en avoir examiné la texture, la fleuriste laissa un imperceptible sourire étirer ses lèvres de pierres avant de se redresser sur ses deux jambes et passer à la fleur suivante. C’était un après-midi comme les autres à Horizon, le Roi gouvernait toujours et le peuple s’occupait comme toute populace le fait. Dehors, sur la place, uncanny et astray menaient leur train-train quotidien et la jeune femme pouvait entendre des bribes de leurs discussions par l’air qui passait sous sa porte. Rien de bien excitant en perspective, quelques clients étaient venus, qui pour acheter un bouquet, qui pour se procurer un nouveau ficus. Le téléphone avait sonné une fois, annonçant une prochaine réception au palais dans la semaine à venir et la chargeant de produire d’ici là la décoration florale nécessaire. Ortie n’aimait pas donner ses chères plantes à ces gens du château, elle savait qu’une fois la soirée terminée plus personne n’aurait à faire de leur bonheur. Qui les arroserait ? Qui couperait leurs tiges et changerait leur eau ? Qui s’assurerait qu’elles n’aient ni trop d’ombre, ni trop de soleil ? Personne. Elles allaient juste mourir. Pour eux, les fleurs n’étaient que de simples ornements passagers, ils ne comprenaient pas tout ce qui se refermait dans leur couleur, leur senteur et les formes de leurs pétales. Ils étaient totalement aveugles et sourds au langage des fleurs.

Un doux tintement mille fois entendu lui fit lever la tête. Quelqu’un venait de passer le seuil de sa boutique. Lentement, sans se hâter, Ortie slaloma entre les pots et les branches, en profitant pour épousseter vaguement son tablier de travail et coller méticuleusement un sourire commercial sur son visage. Elle s’arrêta au passage pour enlever quelques feuilles mortes, rectifier la tenue d’un tuteur. Elle prenait son temps, elle savait qu’en général les clients aimaient faire le tour du magasin avant de faire leur choix. Et son Jardin d’Eden était si fourni qu’ils mettaient rarement moins de cinq à dix minutes. Aussi, elle fut étonnée quand elle trouva son comptoir occupé. Plus encore quand elle réalisa l’identité de l’occupante.

« Surprise, lui sourit Angèle. »

Que faisait-elle ici ? Dans le Quartier Nord ? Si loin de son bordel ? En pleine journée ? Dans sa boutique ? Pourquoi ? Mais toutes ces questions n’auraient sans doute jamais de réponses et Ortie le savait parfaitement, aussi se contenta-t-elle sourire à son tour avec un air dépité à cette drôle de femme qu’était la maquerelle.

« T'emballes pas, je viens pas acheter des fleurs. Mes cactus me suffisent.
_ Ils sont encore en vie ? ironisa-t-elle avec son sourire piquant habituel. » Elle était au courant du don exceptionnel qu’avait sa compagne pour faire mourir les plantes vertes. Parfois, Ortie soupçonnait même ces dernières de se suicider.

Doucement, Angèle descendit de son siège improvisé, laissant courir ses mains sur le bois alors qu’elle en faisait le tour. La fleuriste ne la quitta pas des yeux durant tout le temps que dura son déplacement, ses pupilles caramels plongées dans son cœur de chocolat. Elle reconnaissait ce déplacement félin, cette façon qu’avait la jeune femme de battre lentement des cils alors qu’un zeste d’innocence courrait encore au coin de ses lèvres. Elle savait parfaitement où tout cela voulait en venir. Un frisson lui parcouru l’échine.

« … Qu'est-ce que tu dirais de fermer un peu plus tôt ?

Elle n’avait pas entendu le début de la phrase, trop occupée à garder un visage neutre malgré le mouvement hypnotisant de ses hanches.

_ Parce que, j'veux pas te vexer, ce tablier te va à ravir, les bottes aussi d'ailleurs, ça donne un côté aventurier mais... Tu es bien plus jolie toute nue, lui souffla-t-elle contre les lèvres. »

Ortie resta sans bouger, sans réagir, son cœur battant simultanément dans différentes parties de son corps où il n’aurait absolument pas dû se trouver. Angèle était une femme diablement séduisante, et une femme diablement séduisante qui le savait ce qui la rendait d’autant plus dangereuse. Elle s’amusait avec elle. Ortie n’aimait pas ça, tout comme elle n’aimait pas la brûlure du feu mais ne pouvait s’empêcher d’être aimantée par les flammes. Etre avec la tatouée, c’était comme être perpétuellement en équilibre, au bord du précipice. Et elle adorait la sensation de l’adrénaline dans ses veines. Doucement, la fleuriste pressa ses lèvres contre celles d’Angèle avant de se reculer soudainement, un sourire mutin aux lèvres. Ce serait trop facile si elle cédait ainsi.

« Ainsi, tu crois que tu peux débarquer comme ça dans ma boutique, sans prévenir ni rien, me faire ton numéro de charme et que je vais aussitôt te tomber dans les bras ? »

Ortie se recula jusqu’à s’adosser au comptoir sur lequel la maquerelle était installée un peu plus tôt, croisant les bras sur sa poitrine d’un air de défi.

« Selon toi, pourquoi devrais-je accéder à tes désirs ? »

Désirs qu’elle partageait, mais il n’y avait aucun plaisir à vaincre sans combattre. Et ça, Angie devait bien le comprendre.
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Antigone A. Zacharias
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Sam 28 Déc - 13:23

☠ only us between petals ☠



On pouvait presque dire que c'était gagné d'avance, mais Ortie voulait pimenter le jeu. Comment lui en vouloir ? C'était tout à son honneur, et tout au plaisir d'Angèle qui regarda sa compagne Astray s'adosser au comptoir qu'elle avait préalablement quitté. Le regard gourmand de la tatouée s'égara éhontément sur sa cadette qui avait croisé les bras. Les iris noisette remontèrent le long des jambes d'Ortie, s'égarèrent sur son ventre caché par ce tablier trop encombrant, continuèrent leur chemin vers la poitrine elle aussi entravée et s'attardèrent sur une main délicate qu'Angèle imaginait partout sauf à l'endroit où elle se trouvait. Puis ils glissèrent le long d'un coup si appétissant que c’en devenait indécent, firent une halte sur ses lèvres dont la tatouée connaissait la saveur mais qu'elle aurait embrassé encore une centaine de fois juste pour être sûre, et s'ancrèrent dans le regard d'Ortie, semblable au sien.
On ne pouvait le nier, la flamme qui dansait dans le regard d'Angèle, c'était du désir pur et simple. Elle mangerait bien de l'Ortie, en soupe ou en soufflé.
La jeune femme réduisit la distance entre elle et Ortie de quelques pas à peine, venant s'imposer face à elle avec un sourire franc.

« Pour répondre à ta première question... Oui je débarque sans prévenir pour que tu m'ouvres tes bras. Ou autre chose. »

Un bref clin d'oeil accompagna ces mots alors que l'une des mains d'Angèle remontait vers le visage de sa compagne pour effleurer sa joue du bout des doigts, puis jouer avec une mèche de ses cheveux bruns. Même si elle restait proche de l'Astray, Angèle gardait une légère distance, juste assez pour que son bassin ne fasse qu'effleurer celui de sa compagne. Juste assez pour que leurs chaleurs respectives se frôlent sans se rejoindre. Car si Angèle n'avait pas la main verte et ne savait pas s'occuper des plantes en général, elle savait très bien entretenir le désir. Il fallait donner juste assez, quelques miettes de la pâtisserie, pour donner envie à l'autre d'avoir le gâteau tout entier.

La main d'Angèle quitta les cheveux de sa partenaire et elle fit équipe avec la seconde pour défaire les liens du tablier comme si de rien n'était. Son regard quant à lui, n'avait pas quitté celui d'Ortie, et quand le froissement du tablier tombant au sol se fit entendre, l'un des sourcils de la tatouée, celui entravé par une petite cicatrice, se releva d'un air amusé.

« Quant à ta seconde question... Je ne te demande pas d'accéder à mes désirs. Tu n'as qu'à écouter les tiens. » Angèle vint voler un doux baiser à sa compagne, qui fut accompagné d'un léger moment de flottement. La seconde qui suivit, la tatouée avait mis au placard la délicatesse et la retenue dont elle avait fait preuve jusque là.
Ses mains, elles aussi encrées comme le reste de son corps, s'étaient glissées sous les cuisses d'Ortie pour soulever cette dernière. La fleuriste, qui était alors adossée contre le comptoir, se retrouva assise dessus, Angèle ayant pris place entre ses jambes, alors que le baiser presque chaste qu'elle lui avait offert avait migré vers son cou pour se changer en une morsure envieuse.

« Mais si tu ne veux pas monter, on peut toujours faire ça ici. Je ne suis pas difficile. » Les mots furent prononcés contre le cou d'Ortie, un souffle chaud venant envelopper sa peau. Le pire, c'est Angèle était sérieuse. La perspective qu'un client puisse rentrer dans la boutique lui passait au dessus de la tête, et le parfum des fleurs odorantes était presque excitant.
Pour bien montrer à Ortie qu'elle était prête à mettre ses paroles à exécution, les mains de la tatouée, qui étaient toujours sur ses cuisses, remontèrent ses dernières chaudement, pour venir s’immiscer vicieusement sous son haut. Caressant cette peau voluptueuse, Angèle ramena ses lèvres contre celle de sa compagne Astray pour lui offrir -à moins que ce ne soit voler- un baiser plus ardent que jamais. Les mains contournèrent les hanches, les doigts agrippèrent à l'épiderme, et tout en tirant Ortie vers elle et en avançant vers celle-ci, Angèle rapprocha leurs corps jusqu'à ce que leurs bassins ne soient plus séparés que par leurs vêtements respectifs.

« Sinon je peux toujours m'en aller et prendre rendez-vous par téléphone, » taquina Angèle contre les lèvres d'Ortie, qu'elle ne se gêna pas pour flatter du bout de la langue.




angèle
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Ortie
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Sam 28 Déc - 17:34

Il n’y avait pas à dire, Angèle était douée. Il suffisait de voir le regard qu’elle lui jetait, brûlant et langoureux, si intense qu’Ortie le sentait presque glisser sur sa peau là où il se posait et ce malgré les épaisseurs de vêtements qu’elle portait. Si elle n’avait pas été si têtue, sûrement que cette simple invitation aurait suffi à la faire flancher. Mais elle resta sans bouger, clignant lentement des paupières, observant avec ce qui ressemblait à de l’impatience les prochains mouvements qu’allait faire sa compagne. Qu’est-ce que la maquerelle allait encore pouvoir inventer pour la faire céder ? Elle n’en savait rien mais avait hâte de le découvrir.

Ortie se contenta de sourire à la première réplique de la tatouée, s’amusant des sous-entendus à peine voilés qu’elle s’amusait à lui glisser. Sa chaleur si proche lui faisait un peu tourner la tête, comme si elle était enivrée par une boisson aux lourds arômes. La fleuriste se concentra pour ne pas baisser les yeux sur la gorge blanche qu’elle lui offrait, préférant les garder dans les siens alors que ses doigts lui frôlaient doucement la joue. Encore arrivait-elle à maîtriser sa respiration, c’était déjà ça. Angèle sourit quand ses mains se joignirent derrière son cou et Ortie la laissa faire alors qu’elle s’appliquait à défaire le nœud qui s’y trouvait. Après tout, même si le but du jeu était de se faire désirer, le résultat escompté était le même pour toutes les deux. Son tablier tomba au sol en même temps que la jeune femme se rapprocha pour celer leurs lèvres, soufflant contre elles sa deuxième remarque. Ortie ne put s’empêcher de sourire à l’entente de celle-ci, profitant d’un bref moment de flottement pour lui murmurer à son tour d’une voix amusée :

« Arrogante. »

Arrogante de croire qu’elle lui faisait autant d’effet que ça. Arrogante de croire qu’elle allait céder juste pour ses beaux yeux. Arrogante de croire que tout était aussi facile. Le pire, c’est qu’elle avait raison et c’était sans doute cette absolue confiance en elle qui était aussi attirante chez Angèle. Cette façon qu’elle avait de clamer et de savoir que personne ne pouvait lui résister, et encore moins l’astray devant elle. Ortie se laissa faire avec plaisir quand ses mains chaudes vinrent se poser sur ses jambes, glissant ses propres bras derrière le cou de la tatouée alors que celle-ci avait pris l’initiative d’explorer sa jugulaire. Elle frissonna quand elle sentit des dents sur sa peau fragile.

« Mais si tu ne veux pas monter, on peut toujours faire ça ici. Je ne suis pas difficile.

L’idée ne la dérangeait même pas. La forêt de sa boutique était si dense que le fond de la salle était invisible de l’extérieur, de plus le bruit de la clochette les avertirait aussitôt de l’arrivée d’un client. Mais ce n’était pas drôle de capituler aussi vite.

_ Tu dis ça, mais tu ne sais pas à quel point c’est long de fermer un magasin.

Les mains d’Angèle quittèrent ses cuisses pour remonter sous son t-shirt, caressant son ventre et l’obligeant à reprendre sa respiration pour continuer.

_ Il faut rentrer les étales qui sont dehors… Arroser les plantes… Faire le compte de la caisse… »

Des lèvres se posèrent sur les siennes et Ortie laissa tomber toute velléité, se rendant volontiers à l’adversaire. Se collant au corps de sa partenaire, elle crocheta sa nuque de ses doigts en même temps que ses jambes s’enroulaient autour de son bassin pour le rapprocher plus encore – comme si c’était possible. Leurs langues jouèrent un moment ensemble avant que la tatouée ne décide de rompre le baiser, la regardant avec un air rieur.

« Sinon je peux toujours m'en aller et prendre rendez-vous par téléphone.

Ortie sourit, d’un vrai sourire, posant son front contre celui de sa compagne pendant que ses doigts caressaient distraitement la peau sous la racine de ses cheveux.

_ Ou sinon je peux aller fermer la porte pendant que tu montes t’installer. »

Il n’y avait plus de raison de lutter désormais. Elles s’étaient cherchées, trouvées et maintenant la fleuriste sentait que si elle faisait un peu plus durer les choses il risquait d’y avoir un viol dans sa boutique. Sans qu’elle sache vraiment qui allait violer qui. Doucement, ses doigts quittèrent sa gorge pour lui saisir la taille, la repoussant doucement afin de pouvoir descendre du comptoir où elle l’avait juchée. Excitée, elle se pencha pour frôler les lèvres de la maquerelle de son souffle alors qu’elle passait devant elle.

« Tu connais le chemin. »

Puis elle s’enfonça dans la jungle de son magasin, marchant d’un pas énergique mais sans courir pour autant jusqu’à la porte d’entrée. Ortie avait du mal à contrôler le sourire au coin de sa bouche et plus encore la chaleur qu’elle sentait irradier de tout son être. Quelque chose pulsait dans le creux de son ventre, quelque chose qui lui disait de se dépêcher. Elle jeta à peine un regard à l’extérieur en arrivant à sa vitrine, se contentant de tourner le panneau « open » pour le « closed ». Distraitement, elle tira le verrou avant de prendre le chemin de son appartement. Elle savait pourtant qu’il était vieux, usé et qu’il fallait insister pour qu’il se ferme correctement. Mais pour le moment, la seule chose qui lui occupait l’esprit était une femme et elle ne portait pas grand-chose sur le dos.
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Sam 28 Déc - 18:09

☠ only us between petals ☠



Elle tenta de résister, la belle plante. Ou faisait-elle juste semblant ? Quoi qu'il en soit, alors qu'Angèle commençait la fête de ses mains baladeuses et ses lèvres gourmandes, Ortie lui murmura à quel point c'était long de fermer la boutique, faire la caisse, ranger les plantes. Ce a quoi Angèle contre-attaquait avec plus de caresses et plus de chaleur. Alors Ortie finit par capituler. Si on veut. Parce qu'il n'y a jamais de perdant à ce genre de jeux.
Angèle sentit le front de sa compagne contre le sien, captura son sourire du regard pour un faire un souvenir, et frémit sous la caresse de ses doigts.

« Ou sinon je peux aller fermer la porte pendant que tu montes t’installer. »

« Madame devient raisonnable ? » Taquina la tatouée avec un sourire narquois mais qui ne pouvait cacher sa tendresse.

Ortie repoussa doucement Angèle qui se laissa pour une fois faire docilement, un sourire en coin sur le visage, et fut récompensé par un baiser si léger qu'elle aurait pensé l'avoir imaginé si il n'y avait pas eu la saveur du souffle d'Ortie sur sa bouche.

« Tu connais le chemin. »

La tatouée laissa échapper un rire franc et grave en regardant Ortie s'enfoncer dans les plantes, en profitant pour glisser le regard sur son fessier dans lequel elle se voyait bien planter ses crocs. Une fois Ortie hors de sa vue, Angèle se dirigea vers l'escalier en colimaçon qui menait à l'appartement de son amante alors qu'une drôle d'idée lui venait en tête. Elle décida de s'amuser encore un peu et enleva ses chaussures qui restèrent au pied du-dit escalier. Riant intérieurement, elle monta quelques marches avant d'y faire glisser son pantalon. Encore quelques marches, et ce fut son débardeur qui fut abandonné là. De ce fait, l'Astray se retrouvait quasiment nue, ne portant que très rarement de soutien-gorge. Quand elle arriva au palier de la porte, Angèle tourna la poignée pour entrer, et laissa sa petite culotte sur cette même poignée avant de refermer la porte derrière elle.

Elle se trouvait désormais dans cet appartement, le repaire d'Ortie, son véritable Jardin Secret. Certes ce n'était pas la première fois, mais Angèle aimait bien ce petit nid douillet. Elle traversa le salon, en regardant distraitement autour d'elle, souriant à la vue des plantes, et se dirigea vers la chambre de son amante. Le soleil éclairait paresseusement la pièce de sa lumière orangée typique des fins de journée, et Angèle s'étala sur le lit comme en territoire conquis. Un cousin vint rencontrer son visage, et elle en respira l'odeur profondément, s’enivrant du parfum naturel d'Ortie. Elle imagina l'expression de la fleuriste quand elle verrait ses vêtements ornant impudiquement l'escalier et cela lui tira un rire sincère.
Angèle l'aimait bien, l'Ortie. Elle était sympa, elle était amusante même. Et elle était sacrément excitante. Quelle que soit la situation. Même lors de leur première confrontation, alors qu'elles étaient prête à se mettre sur la gueule comme il se doit, la maquerelle n'avait put s'empêcher de trouver son interlocutrice attirante.

Angèle roula sur le matelas pour se mettre sur le ventre, face à la porte, les mains en coupe en son menton dans ces dernières. Elle attendait sagement Ortie, seulement vêtue de ses nombreux tatouages.
Sagement ? Non, le sourire sur son visage et l'étincelle dans son regard étaient tout sauf sage.
Elle attendait Ortie en pensant que dans quelques instants, elle pourrait la dévorer. Sentir sa peau brulante sous ses doigts, la torturer du bout des ongles, capturer ses lèvres et son souffle à la fois.
La rendre folle.




angèle
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Ortie
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Sam 28 Déc - 19:16

Lorsqu’elle émergea des plantes, Ortie se dirigea aussitôt vers la première marche de son escalier. Tant pis pour la caisse, tant pis pour les fleurs, tout cela passait après la jeune femme qui l’attendait à l’étage. Avec un sourire qui anticipait la suite des évènements, la fleuriste posa un pied sur le premier  échelon quand un détail attira son attention. Ces chaussures n’étaient pas à elle. Depuis quand Angèle se déchaussait-elle avant d’entrer chez les gens ? Haussant un sourcil pour elle-même, Ortie reprit son ascension quand un deuxième vêtement vint lui barrer la route. Un vêtement bien plus intéressant que le précédent. Son pantalon. Cette fois Ortie eu le plus grand mal à maîtriser son sourire alors qu’elle montait les marches deux à deux, abandonnant le bout de tissu derrière elle. La maquerelle ne finirait jamais de l’étonner. Passant presque sans le voir devant le débardeur, sa main resta suspendue en l’air quand elle aperçut la culotte qui était nonchalamment accrochée. Au moins tout ceci lui donnait une indication claire de ce que portait sa compagne à l’heure actuelle. A savoir rien. Saisissant le bout de lingerie entre ses doigts, Ortie pénétra dans son appartement.

Elle ne s’attarda pas sur le bordel ambiant, elle ne jeta pas un regard à la vaisselle à faire ni même au soleil couchant qu’elle apercevait par la fenêtre. C’était son décor quotidien, sa maison, cet endroit qu’elle connaissait par cœur et qui ne lui faisait plus aucun effet. Par contre, la porte entrouverte de sa chambre et ce qu’elle renfermait l’attirait irrésistiblement. D’un pas calme, juste pour faire monter la pression, Ortie traversa le salon avant de pousser doucement le battant de bois et dévoiler ce qu’il dissimulait. Angèle était là, dans sa tenue d'Eve, à l'attendre gentiment sur le lit. Délicieusement sensuelle dans sa nudité, elle la fixait avec cette étincelle de malice et d’effronterie qui la faisait toujours réagir. Entre elle et la maquerelle, plus que les mots, c’était une grande histoire de physique et d’attitudes. Alors qu’un sourire gourmand lui étirait les lèvres, elle détailla les tatouages de son amante et ce qu’ils mettaient en valeur. Absolument tout chez elle. La rondeur de ses fesses, la courbe de son dos, le creux de ses épaules, la générosité de son décolleté que ses bras cachaient à sa vue mais qu’elle devinait tout de même. S’épaulant au chambranle de la porte, Ortie agita son trophée de guerre.

« Je crois que tu as perdu ça en chemin, dit-elle en lui montrant sa culotte. »

Elle laissa choir le tissu inutile au sol, avant de faire deux pas en direction d’Angie. La fleuriste s’accroupie devant elle, afin que son visage soit à la hauteur du sien, réduisant sensiblement la distance entre elles. Son souffle l’électrisait, tout son être lui criait de simplement lui sauter dessus dans la plus pure des bestialités. Elle dévoila ses crocs dans un ultime sourire.

« Mais tu as bien fait de l’enlever, tu ne l’aurais pas gardée longtemps. »

Et sans attendre de réponse, elle plaqua ses lèvres contre les siennes, la rejoignant sur le lit alors même que sa langue dansait avec la sienne. Ses mains partirent à la conquête de ce corps déjà cent fois exploré mais qui recelait encore bien des trésors. Elle caressa sa taille, ses hanches, l’orbe d’un sein avant de se redresser à califourchon pour enlever son t-shirt qui la gênait tant. Ortie aimait être peau contre peau, sentir la chaleur de l’autre directement contre son épiderme et non pas à travers un vêtement encombrant. Repartant à l’assaut de ces monts et vallées qui n’attendaient qu’elle, la jeune femme se sentait plus vivante que jamais.


Dernière édition par Ortie le Lun 30 Déc - 2:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Lun 30 Déc - 2:01

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L'attente ne fut pas, objectivement parlant, très longue. Mais pour Angèle, cela dura trop longtemps. Chaque seconde qui s'écoula entre le moment où elle s'installa sur la lit et celui où elle entendit les pas d'Ortie dans l'appartement, était une seconde de trop. La tatouée dut donc prendre sur elle pour ne pas bouger de son trône nuptial quand la porte de la chambre s'ouvrit sur son amante, et que cette dernière s'appuya nonchalamment sur l'encadrement. Elle se contenta de lui adresser un sourire charmeur. Sourire qui s'ouvrit sur un rire de gorge amusé aux mots de sa belle.

« Je crois que tu as perdu ça en chemin. »

Le sous-vêtement rejoignit le sol alors qu'Ortie venait rejoindre la maquerelle, pour son plus grand plaisir. Accroupie face à son visage, les jeunes femmes purent respectivement sentir le souffle de l'autre sur leurs lèvres, et il fallait être aveugle pour ne pas voir que, l'une comme l'autre, elles se retenaient de se sauter dessus littéralement.

« J'ai préféré l'enlever avant que tu ne me la déchire comme l'autre jour. Je crois que la prochaine fois je n'en mettrais pas du tout... »

« Mais tu as bien fait de l’enlever, tu ne l’aurais pas gardée longtemps. »

Un rire franc commença à naître chez la tatouée mais il n'eut pas le temps d'éclore que déjà, les lèvres d'Ortie vinrent se joindre aux siennes dans un baiser qui se fit rapidement plus langoureux que jamais. En quelques instant, la fleuriste avait rejoint sa compagne sur le lit et cette dernière approfondit derechef le baiser en le pimentant de quelques coups de canines sur les lèvres fines. Les mains d'Ortie prirent leurs aises, s'égarant sur le corps marqué de la maquerelle qui pouvait presque sentir l'excitation picoter au bout de ses doigts fins qui faisaient hérisser sa chair de plaisir. Rapidement, la fleuriste se débarrassa de son haut superflus, faisant naître le sourire carnassier d'Angèle qui fondit sur cette poitrine encore protégée par le tissu d'un soutien-gorge. Ses crocs vinrent torturer un sein à travers les mailles du tissus tandis que ses mains pressées mais précises remontaient le long de sa colonne vertébrale en l’effleurant des ongles. Ni une ni deux, Angèle fit sauter les attaches de ce vêtement inutile qui finit sur le sol de la chambre.

Décidant de continuer sur cette voie, Angèle fit basculer sa compagne dos contre le matelas, se glissant au dessus d'elle tel un fauve sur sa proie. Elle l'observa quelques instants, la dévorant littéralement du regard, et fondit sur cette poitrine qui semblait l’appeler, venant cueillir entre ses dents l'un de ses bourgeons de plaisir déjà tendu sous l'excitation. La maquerelle flatta avec gourmandise ce petit bout de chair désormais dénué de toute innocence avant de faire glisser sa langue le long de son ventre, laissant une fine traînée translucide après son passage. Sa bouche charnue fit une halte au nombril de la belle Ortie, mordilla la peau alentour alors que ses mains tatouées se joignaient à la fête en contournant ses hanches de manière possessive pour atterrir dans le bas de son dos. Angèle fit pression de ses mains afin qu'Ortie tende son bas-ventre vers elle en arquant le dos, bas-ventre que l'Astray tatouée était en train de marquer à sa façon d'un suçon coloré. Sa manière à elle de marquer son territoire.

Presque à contre-coeur, mais pour une bonne cause, Angèle ota ses lèvres du corps de son amante parfaite et se redressa légèrement, la dominant de sa hauteur en lui adressant un sourire à la fois charmeur et narquois.

« J'imagine qu'il faut que j'enlève ses bottes immondes moi-même. »

Non pas que cela la dérangeait au fond. Par conséquent, la tatouée recula un peu et rapidement, les chaussures de travail d'Ortie rejoignirent le reste du capharnaüm de la chambre. Restant entre ses jambes, Angèle agrippa ses mains au bord du pantalon de sa compagne, attrapant également sa culotte au passage et fit glisser ses dernières barrières de tissus pour s'en débarrasser.
La lumière orangée de la fin d'après-midi s'écrasait paresseusement sur le corps nu d'Ortie, faisant ressortir sa peau tannée et pourtant si douce d'une façon si appétissante que c’en était presque obscène.
Angèle reprit son chemin vers la fleuriste, ses mains remontant le long de ses mollets puis de ses cuisses pour venir attraper sa taille pour la coller contre son corps alors que plus haut, elle revenait l'embrasser avec fougue, sa langue venant impudiquement caresser la sienne.

Ortie faisait partie de ses rares personnes avec qui Angèle ne se lassait pas. Presque toujours, au bout de la seconde ou troisième partie de jambes en l'air avec la même personne, la maquerelle s'ennuyait, se faisait même carrément chier, et mettait fin à la relation sans plus de cérémonie. Avec la jolie fleuriste, il y avait toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Chaque baiser était différent du précédent, chaque soupir était un son unique et précieux à garder jalousement dans la bibliothèque des souvenirs interdits.




angèle
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Ortie
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Lun 30 Déc - 4:00

Angèle rit, mais Ortie la coupa de son baiser passionné. Elle aimait son rire, mais en cet instant elle lui préférait la saveur de sa langue. Elle n’avait pas envie d’attendre, elle l’avait assez fait en jouant les mijaurées quand son amante était venue la rejoindre dans sa boutique. Toute sa patience, pourtant infinie, était passée dans ce jeu du chat et de la souris qui n’avait duré qu’une poignée de minutes. Maintenant elle en avait marre des mots, elle voulait de l’action. Elles avaient assez tourné autour du pot comme ça. Ses mains partirent explorer la peau d’Angie mais elle les retira presque aussitôt, frustrée par ses vêtements qui l’encombraient plus qu’autre chose. A peine son t-shirt eut-il le temps de toucher le sol que déjà la maquerelle avait repris les rênes du jeu, condamnant Ortie à subir son exquise torture. Le fait que son soutien-gorge soit encore en place ne semblait en rien la gêner et sa température interne sembla monter alors qu’elle sentait son souffle brûlant à travers les mailles. Les yeux mi-clos, elle suivit distraitement la progression de ses doigts le long de son dos alors que les siens s’attelaient à défaire la chevelure de la tatouée de son élastique. Elle était tellement belle avec les cheveux défaits. L’attache sauta, le sous-vêtement vola et Ortie se retrouva sur le dos sans avoir rien pu faire, agrippant la nuque de son amante alors que son souffle s’accélérait à chaque coup de langue supplémentaire sur ses mamelons. Elle sentait les seins de la tatouée frotter contre son ventre, ajoutant à son désir déjà dévorant. Alors que sa langue descendait le long de son corps, son cœur se remit à pulser dans des endroits incongrus, la suppliant d’aller toujours plus bas. Mais Angèle s’immobilisa à la frontière du tissu et il fallut quelques secondes à la fleuriste pour comprendre ce qu’elle lui faisait. Elle grogna mais ne tenta pas de se débattre, après tout personne n’irait voir à cet endroit et le suçon resterait inconnu de tous. Du moins elle espérait. Quoiqu’en fait elle s’en fichait. Elle aurait sa revanche.

« J'imagine qu'il faut que j'enlève ces bottes immondes moi-même.

Ortie rouvrit les yeux en entendant cette voix, plongeant son regard rieur dans celui qui la surplombait. Ainsi positionnée elle avait une vue de choix sur l’ensemble de l’anatomie de la maquerelle, ce qui n’était pas vraiment pour lui déplaire. Mais sa compagne attendait une réponse.

_ Je ne voulais surtout pas te priver de ce plaisir. »

Dans la précipitation, elle n’y avait tout simplement pas pensé. Une chose lui occupait trop l’esprit pour qu’un détail aussi matériel lui importe. Sans demander son reste, la jeune femme envoya ses chaussures au loin avant que ses mains tatouées ne reviennent vers ses hanches et ne s’accrochent à ses vêtements restants. En une seule action, la fleuriste se retrouva nue dans la lumière du soleil. Elle frissonna – mais pas de froid – et la seconde plus tard Angèle était sur elle, son corps chaud collé contre le sien, ses courbes s’emboitant parfaitement dans les siennes, sa langue dansant entre ses lèvres. Ortie enroula ses bras autour de son amante, se pressant contre sa peau comme si avec suffisamment de force elles pouvaient fusionner en un seul être. Elle glissa une de ses jambes entre les siennes, caressant de sa cuisse son intimité alors qu’elle reprenait le dessus, ses mains quittant le creux de son dos pour venir plaquer ses poignets sur le matelas. Se soulevant légèrement, l’astray aux tâches de rousseur quitta ses lèvres pour descendre vers ce cou si appétissant, le léchant et le taquinant de ses dents à plusieurs reprises avant de s’y attarder en le suçant sans douceur. Si Angèle n’avait pas une marque pendant plusieurs semaines avec ça, ce serait plus qu’étonnant. Les bras de la maquerelle toujours emprisonnés dans sa poigne, elle délaissa sa gorge encrée et partit explorer le haut de sa poitrine, la survolant de baisers alors qu’elle progressait doucement vers sa destination en pesant de tout son poids sur son bas ventre. Arrivée à la hauteur d’un téton déjà dressé de plaisir, elle le prit dans sa bouche et joua avec un moment, se délectant des sons que produisait son amante. Alors qu’elle passait au second, elle se décida à enfin la lâcher et laisser ses mains partir caresser son corps si parfait, le creux de sa taille, la douceur de ses hanches, la rondeur de ses fesses. Elle joua un moment avec son nombril du bout des doigts, avant d’en suivre la pente et descendre là où toutes deux savaient que c’était son but. La toison rasée de son pubis lui piqua la peau mais elle n’y fit pas attention et continua jusqu’à trouver son clitoris et le masser doucement. Délaissant sa poitrine, Ortie se redressa pour happer ses lèvres au même instant où ses doigts se glissaient entre d’autres bien plus intimes, s’enfonçant avec lenteur dans le puits qu’elles renfermaient. Elle avala le premier soupir d’Angèle et commença un va-et-vient qu’elle eut bien du mal à garder modéré, son envie lui demandant d’accélérer. Mais après tout, elle n’avait aucune raison de se presser. La journée n’était pas encore terminée et la nuit leur appartenait.


Dernière édition par Ortie le Lun 30 Déc - 15:04, édité 7 fois
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Onyx
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Lun 30 Déc - 4:00

“ Only us between petals  ”



Cette journée était particulièrement magnifique, le soleil trônait majestueusement dans le ciel, les oiseaux chantaient, oui, il faisait un temps parfait. Il faisait si beau qu'Onyx en oublia ses nombreuses pensées et parti se balader, s'amusant à sautiller de dalles en dalles, à aller saluer en courant de pauvres pigeons picorant des graines, de faire un grand 'Bonjour' tout en faisant des gestes excentriques, tournoyant sur lui-même, aux gens qu'il croisait, se faisait adresser des drôles de regard, mais il faisait si beau que rien ne pouvait l'atteindre. Rien du tout. Oui, le cauchemar pouvait profiter de ce genre de journée, laisser aller son côté loufoque. Alors il en profitait à fond, sans réfléchir.
Il fini par se calmer, marchant un peu plus correctement, quoique rapidement, sifflant un air plus ou moins faux, les mains dans les poches de ses jeans. Il ne savait pas où il allait, même s'il connaissait le paysage, chaque arbre, chaque petit commerce qu'il longeait. Il n'avait aucune direction en tête, rien que ses pas qui suivaient les autres. Il finirait bien par arriver à quelque part.

Il avait toujours ce sourire cousu à ses lèvres, comme s'il était prêt à rire. Ou à pleurer. Qui sait. Personne ne pouvait savoir, puisque personne ne lui accordait de l'attention. Il ne faisait que passer, comme un courant d'air, un esprit perdu. Petit cauchemar naïf, tu ne savais même pas ce que tu allais faire de ta journée. Si tu avais emporté ton saxophone avec toi, tu aurais pu t'installer confortablement dans un espace reculé et joué jusqu'à la tombée de la nuit, où tu serais allé au Burlesque faire une énième représentation. Il soupire; l'idée de faire demi-tour et retourner à son appartement aller le chercher était tentante. Mais il fut prit d'une illumination lorsque son regard tomba sur les fleurs bordant la route.

Il savait maintenant où aller.

Ortie était l'une de ses seules véritables amies, ils se connaissaient depuis le bac à sable. Plutôt depuis qu'Onyx était allé jouer avec elle dans le bac à sable. À l'époque, il était déjà beaucoup trop vieux pour y jouer, mais il ne pouvait rester indifférent devant un enfant qui joue seul; le cauchemar n'avait jamais eu d'enfance et il la trouvait un peu lorsqu'il s'amusait comme les gamins. Il lui avait construit un château et ils avaient vite sympathisé. C'était la magie d'Horizon, où les apparences de certaines situations n'étaient pas aussi mauvaises que sur Terre. Et Onyx l'avait vu grandir, lui restant inchangé au travers les années. Pourtant, même s'il avait déjà des centaines d'années à son compteur, il n'arrivait pas à se défendre, se laissant rabaisser par les autres sans parler. Et Ortie, comme un chevalier servant, le super-héros de tout enfant, elle venait le défendre lorsqu'elle le pouvait.

Il ne pu s'empêcher de porter sa main à son nez et chassa les souvenirs de la douleur et du sang. Et il oublia ce qu'Ortie s'entêtait de lui répéter depuis un moment. « Tu devrais la laisser s'expliquer. » Expliquer quoi? Comment les muscles de son bras s'étaient contractés, puis relâchés pour venir le frapper en pleins visage? Parfois, Onyx n'arrivait tout simplement pas à oublier. Mais aujourd'hui était une journée si magnifique qu'il mit ce souvenir en arrière-plan, laissant l'air entrer dans ses poumons, prenant une grande inspiration. Oui, vraiment magnifique.
Il arriva finalement à la boutique d'Ortie, mais resta interdit devant le panneau « Fermé ». Il était plutôt étrange de la voir fermer boutique aussi tôt dans la journée, surtout aujourd'hui, où tout était si beau. Peut-être voulait-elle être tranquille pour faire le compte de sa caisse ou s'occuper de ses fleurs? Onyx se dit qu'il pouvait bien l'aider et tourna la poignée de la porte, qui s'ouvrit par elle-même. Ortie ne fermait plus la porte à clé? Elle n'oubliait jamais d'habitude. Il entre, ne se préoccupe pas de la petite clochette qui sonne et fait quelques pas dans la minuscule forêt de plantes. Il attendit pendant quelques instants, inspirant les effluves des fleurs, mais Ortie ne vint pas. Il se dirigea donc vers la caisse,  vérifia les quelques rangées, avant de partir vers l'arrière boutique. Il remarqua des chaussures au bas de l'escalier en colimaçon. Il haussa les épaules, se disant qu'elle avait peut-être échappé un produit sur elle et qu'elle s'était empressée de remonter pour se nettoyer. Son hypothèse se confirma lorsqu'il se mit à montrer les escaliers, découvrant des vêtements dans son ascension, qu'il ramassa. Il connaissait bien le côté bordélique de son amie d'enfance, sa protectrice, et il se dit que l'aider à faire le ménage pourrait bien lui être utile.

Il fini par arriver en haut, une pile de vêtements dans ses bras. Dans ses réflexions profondes (ou non), il n'avait pas réellement fait attention aux bruits et aux sons bizarres, se disant sûrement qu'elle se plaignait du produit qu'elle avait renversé. Il traversa le salon, se rapprochant de la source du bruit et resta figé lorsqu'il trouva d'où celui-ci venait. La porte était négligemment ouverte et il s'avança lentement. Il devait y avoir une explication, enfin, c'est ce que le petit cauchemar naïf pensait.

Et il vit.
Il vit tout.

Il en échappa les vêtements qui tombèrent dans un bruit sourd. Il en échappa son petit cœur aussi, brisé en milles morceaux. Son innocence? Quelle innocence, il ne l'avait plus désormais. En ses 598 ans d'existence, bientôt 600, il n'avait jamais eu réellement de relation. Qui aurait voulu d'un être qui pouvait être votre enfant tellement il était naïf et bête? Onyx porta la main à sa bouche, comme un gamin surprenant pour la première fois ses parents. Sauf que ce n'était pas ses parents.

Ortie et Anti-Angèle.

Il s'éloigna en courant, traversa de nouveau le salon et se mit à descendre les escaliers, avant de se rappeler qu'il avait oublié de dire quelque chose. Il fit aller-retour et retourna à la chambre, pointa vulgairement son doigt vers Ortie, le visage décomposé, les yeux embrouillés par les larmes.

━  TRAITRESSE.

Un seul mot. Trahison. Il avait été trahi par l'une de ses seules personnes qui avaient sa réelle confiance.

Onyx en oublia qu'il avait prévu de repartir en courant et s'éloigner à jamais de cette scène qui était à présent bien encrée dans sa mémoire.
Il resta immobile, prisonnier de son propre corps, incapable de bouger à nouveau.

Et son visage avait ce genre d'expression, la bouche entrouverte, les yeux ronds et mouillés, les joues rougies par la honte et la colère.

Un peu comme …
°O°
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Lun 30 Déc - 13:46

☠ only us between petals ☠



Angèle s'était amusée comme elle le voulait, dénudant sa compagne, marquant sa peau brûlante et sucrée, et maintenant c'était à son tour de se retrouver contre le matelas. Cette situation fit sourire la maquerelle : dans ses rapports avec Ortie, il y avait toujours cette petite guerre bonne enfant de qui se mettait au dessus. Alors ça roulait sur le lit -parfois sur le sol, ça montrait sa dominance, le tout entrecoupé de baisers et de soupirs. Pourtant, malgré cette apparence, cette petite bataille de chatons, on sentait que tout reposait sur un échange permanent. Offrir autant que l'on reçoit. Parfois prendre sa revanche sur un acte quelconque, et c'était ce qu'Ortie était en train de faire.
Était-ce pour faire diversion que la cuisse de la fleuriste avait exercée cette délicieuse pression sur l'intimité d'Angèle, lui tirant un léger grognement d'excitation et de plaisir mêlé ? Quoi qu'il en soit, cette caresse avait détourné l'attention de la maquerelle qui se retrouva les poignets entravés alors que sa gardienne lui rendait la monnaie de sa pièce en mordant et aspirant la peau de son cou. Une marque éphémère mais si violacée qu'elle resterait sans doute plusieurs semaines, vint rejoindre les tatouages de la maquerelle.

Une fois cette marque déposée sur sa peau, Angèle sentit son amante glisser vers sa poitrine encrée dont seuls les pointes rosées étaient vierges de dessin. Ce furent justement ces mêmes pointes immaculées qui furent la nouvelle cible des lèvres gourmandes d'Ortie. La maquerelle soupira longuement et, puisqu'elle avait ses mains immobilisées, elle fit glisser l'une de ses jambes contre celles de son amante avec envie. Alors que l'Astray aux éphélides venait torturer de plaisir son autre sein, Angèle sentit enfin ses mains libérées et étouffa un bref rire. Bref car il se mua en soupir en sentant les mains de la fleuriste parcourir son corps.
Angèle profita de cette nouvelle liberté de mouvement pour envoyer ses mains à l'assaut de ce territoire connu et pourtant si exotique. Ses mains épousèrent la courbe de ses fesses, ses paumes ne firent plus qu'un avec sa peau brulante, et ses ongles se crispèrent malgré elle dans son épiderme lorsqu'elle sentit Ortie titiller son bouton de plaisir. Quelques secondes plus tard, l'intimité accueillante d'Angèle se contracta une première fois sur les doigts de la fleuriste qui revenait l'embrasser. La maquerelle approfondi ce baiser au même moment où son amante entamait un délicieux va-et-vient en elle. Un grognement de plaisir de la part de la tatouée s'écrasa contre les lèvres d'Ortie qu'elle ne se gêna pas pour venir mordiller envieusement, à défaut d'en mordiller d'autres. Mais cela viendrait, car si pour l'instant Angèle se cambrait en soupirant sous les doigts de son amante, elle pensait avec délice au moment où elle enfouirait sa tête entre ses cuisses pour embrasser ses lèvres intimes, titiller son clitoris du bout de dents et...

Un bruit sourd se fit entendre, faisant sursauter les deux amantes. Angèle s'apprêta à hausser les épaules et embrasser de nouveau sa muse quand des bruits de pas précipités se firent entendre et qu'un importun débarque dans la chambre en hurlant.

« TRAITRESSE ! »

Il y eu un léger moment de flottement pendant lequel Horizon semblait avoir les yeux braqués sur ce couple féminin. Et le sang de la maquerelle ne fit qu'un tour. Elle redescendit de son luxurieux nuage de plaisir aussi vite qu'elle y était monté pour atterrir dans les profondes abysses de sa colère légendaire.
En un instant, ne se souciant aucunement de sa nudité et de son entrejambe humide, la tatouée sauta du lit pour se ruer sur celui qui osait les importuner, l'attrapant par le col. Ses cheveux détachés et en désordre, ses sourcils froncés et son poing serré près à frapper lui donnait l'air d'un véritable démon.

Et puis elle le reconnu. Onyx. Elle ne l'avait pas tout de suite reconnu à cause de sa tête de déterré choqué. Onyx. Celui qu'elle avait déjà frappé une fois. Celui grâce à qui, au final, elle était aujourd'hui nue dans la chambre d'Ortie. Elle savait que la fleuriste était amie avec Onyx, et à ce qui paraissait elle avait déjà essayé de faire entendre au Cauchemar que la maquerelle avait l'intention de s'excuser pour lui avoir cassé le nez.
Mais à l'heure actuelle, Angèle n'avait pas spécialement envie de s'excuser. Mais plutôt de lui péter la mâchoire pour compléter le tableau. Ceci dit, la maquerelle finit par lâcher Onyx, et se contenta de le toiser de toute sa hauteur, se disant qu'elle allait mettre la barre du malaise encore plus haut.

« Soit tu pars, soit tu restes. Mais si tu restes, tu te tais et tu ne bouges pas. »

Sur ces mots, Angèle s'en retourna vers le matelas, comme pour continuer sa petite affaire avec Ortie. Mais celle-ci n'avait sans doute pas ce projet là en tête.




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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Mar 31 Déc - 2:39

Tout se passait bien. Tout se passait merveilleusement bien. Elle faisait l’amour avec une beauté, savourant un après-midi de congés d’autant plus agréable qu’il était impromptu. Le soleil commençait à peine à se teinter d’orange, signe que le temps n’allait pas leur manquer et de toute façon elle comptait bien retenir Angèle ici pour la nuit à venir – elle lui avait bien fait rater son boulot, il n’était que justice qu’elle en fasse de même avec le sien. Vraiment, elle ne voyait pas comment cette journée idyllique pourrait prendre fin.

Un bruit, ressemblant vaguement à un bruit de porte, arriva jusqu’aux oreilles d’Ortie. Bizarre, mais elle décida de l’ignorer, trop prise dans son activité. Ce devait être le vent, même si les fenêtres étaient fermées. A moins que ce ne soit le chat qui soit responsable de ce son mat qu’elle venait d’entendre, comme quelque chose de mou qui tombe, et ce même si elle n’avait pas de chat. La fleuriste aurait aimé pouvoir continuer à simplement se voiler la face et juste embrasser son amante à en perdre le souffle, profiter de son corps sous le sien. Elle aurait aimé, vraiment. Mais les bruits de pas précipités et la voix qu’ils précédaient en avaient décidé autrement.

« TRAITRESSE ! »

Oh. Putain. De merde. Ortie était tellement choquée qu’elle en oublia de réagir. Que faisait Onyx ici ? Se redressant sur ses bras et jetant un regard derrière elle, elle fixa sans y croire la figure déconfite de son ami d’enfance. Si surprise, que quand la maquerelle se leva en trombe pour secouer l’inopportun comme un pruneau elle ne fit pas un geste pour la retenir, toute sa matière grise actuellement occupée à assimiler l’information qu’Onyx venait de la surprendre en pleine partie de jambes en l’air. Toute nue. Avec une autre personne nue. En train de lui faire des caresses… intimes. Et qui plus est, avec la personne qui avait failli lui casser le nez dans un élan de colère mal contrôlé. Se faire surprendre par le cauchemar, c’était un peu comme se faire surprendre par son petit frère de dix ans qui savait que le sexe existait mais en voyait pour la première fois – et ce malgré le fait qu’il avait un bon demi millénaire de plus qu’elle. C’était terriblement perturbant. Soudain, le poing dressé de la tatouée finit par attirer son attention et c’est plus par réflexe conditionné d’amie-grande-sœur-maman protectrice qu’elle l’interpella que par réelle pensée réfléchie.

« Angie ! »

Elle l’adorait, vraiment, et en particulier toutes les activités qu’elles pratiquaient ensemble en privé. Mais elle n’avait pas intérêt à toucher Onyx, pas une seconde fois. L’uncanny était bien plus haut qu’elle dans la classification intérieure d’Ortie et faisait partie de cette poignée de personnes qu’elle n’hésitait pas à défendre bec et ongle. Angèle était peut-être la plus fabuleuse amante d’Horizon mais Onyx était de la famille, et on ne touche pas à la famille – même quand celle-ci vous interrompt au mauvais moment. Doucement, la maquerelle sembla se calmer et relâcha sa victime, avant de le toiser hautainement, superbe et absolument pas embarrassée par sa nudité – mais après tout, elle n’avait aucune raison de l’être.

« Soit tu pars, soit tu restes. Mais si tu restes, tu te tais et tu ne bouges pas, fini-t-elle par grogner. »

Assise sur le bord du lit, Ortie ne put s’empêcher de rouler des yeux à l’entente de cette phrase. Comme s’il était physiquement possible pour elle de continuer ses activités avec un Onyx à l’innocence brisée dans un coin de la pièce. Soupirant, elle se leva et, emportant le drap défait avec elle, alla à la rencontre de la tatouée pour les en draper toutes deux. Ce n’était pas vraiment par pudeur qu’elle faisait cela, juste pour soulager les yeux de son saint-nitouche de protégé. Posant une main dans le creux du dos de la jeune femme en espérant que ça l’aiderait à maîtriser sa colère, elle se tourna vers le cauchemar.

« Qu’est-ce que tu fais ici Onyx ? Comment tu es rentré ? »

Après tout, elle avait bien fermé la porte non ? Non ? Elle ne savait plus. Foutue Angie avec ses avances et ses provocations qui l’empêchaient de penser correctement.

« Et ne soit pas ridicule, reprit-elle en se souvenant de sa première réplique, je fais ce que je veux avec qui je veux, je n’ai aucun compte à te rendre à ce sujet. »

Traitresse, n’importe quoi. Pourquoi pas vendue tant qu’à y être. De plus ça faisait des semaines qu’elle s’évertuait à les faire se parler afin qu’ils s’expliquent pour de bon, si cette tête de mule d’uncanny avait accepté ils ne seraient pas dans cette situation aujourd’hui. Ok, peut-être qu’il aurait été choqué, mais elle n’aurait pas eu à se justifier pour une chose qui ne le requérait pas. Son regard fit quelques allers-retours entre ses compagnons, ses méninges s’activant doucement. D’un côté, elle avait juste envie qu’Onyx parte pour qu’elles puissent reprendre là où elles s’étaient arrêtées – son corps lui criait son mécontentement – mais d’un autre le garçon faisait partie de ces gens qu’elle ne pouvait tout simplement pas jeter à la porte sans scrupule comme elle l’aurait fait avec n’importe qui d’autre. Heureusement pour lui, malheureusement pour elle, ou l’inverse allez savoir.

« D’ailleurs, puisque vous êtes tous les deux là, si on réglait cette histoire une bonne fois pour toutes hein ? Vous avez tout le temps de vous expliquer. »

Et pour marquer son sérieux, Ortie croisa ses bras sur sa poitrine, les fixant avec intensité. Elle en avait marre d’être le médiateur de leurs chamailleries. Plus vite ils seraient en bons termes et plus vite son ami d’enfance repartirait et plus vite Angèle et elle retrouveraient leur lit. Ils avaient intérêt à se grouiller.
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MessageSujet: Re: “ Only us between petals ” PEGI 18   Mar 31 Déc - 3:55

“ Only us between petals  ”

passage éclair


Et Onyx resta toujours immobile, clignant plusieurs fois des yeux. Il fini par trouver la force de détourner le regard que lorsqu'Angie se leva du lit pour s'avancer vers lui. Il eu un simple mouvement de recul, mais il ne bougea pas. Celle-ci empoigna le col de sa toute nouvelle chemise, identique à toutes les autres qu'il avait. Et tout ce qu'il pu faire, c'est fermer les yeux et attendre le coup. Et il attendit. Il attendit la douleur, le sang, les larmes. Il s'imaginait déjà ramper en dehors de la boutique, le visage défiguré parce qu'il avait la plus grande mauvaise malchance, le plus mauvais timing que l'on a pu connaître. Lui qui s'inquiétait de retrouver son amie avec un produit nocif sur elle, c'était bien tout le contraire qu'il avait trouvé. Mais le coup ne vient pas. Aucun poing n’atterrit sur son visage, rien que cette boule énorme dans son estomac, provoquée par la peur. « Angie ! » Onyx fut libéré et il porta la main à son col, le replaçant, fixant la femme couverte de tatouages s'éloigner vers le lit, le mettant en garde qu'il pouvait partir ou rester là, mais silencieux et immobile, alors qu'elles allaient continuer leurs petites affaires.
Onyx, libéré de sa torpeur, avait déjà fait un pas de recul pour partir, toisant Ortie, mais celle-ci se leva du lit, entourée d'un drap, et entoura Angèle avec elle. Il pouvait lire la colère dans son regard, mais celui des deux qui étaient le plus en colère était très certainement le petit cauchemar plus si naïf que ça. Qu'est-ce qu'il faisait ici? Parce que désormais il ne pouvait plus venir ici comme avant? Avant que cette Astray vienne le frapper au visage. Avant que tout bascule. Si ça avait été avec quelqu'un d'autre, il serait parti sans demander son reste. Mais pourquoi avec cette femme en particulier. Oui, Ortie n'avait aucun compte à lui rendre à ce sujet. Il se fichait éperdument de sa vie amoureuse ou sexuelle. Ou presque. Elle était quand même une amie, et tout bon ami pouvait s'inquiéter ou encourager ses amis sur cet aspect.
Le cauchemar avait repris un visage normal, un visage qui aurait pu être attribué à n'importe quel être normal. Mais la normalité n'allait pas à Onyx. Le sérieux, le neutre, la colère, cela ne lui allait pas du tout. Il ne pu s'empêcher de soupirer lorsqu'elle ramena encore cette histoire d'excuse et d'explication. Cette femme, Onyx le sentait, n'était pas vraiment du genre à s'excuser. À sa manière d'agir, elle préférait les poings comme explication que les mots. Et ces observations, on ne pouvait pas les retirer au cauchemar. Et Ortie croisa ses bras, comme si elle en avait marre. Pourtant, c'était elle qui insistait pour régler cette histoire, sachant très bien que cela n'allait mener à nul part.

Il n'y avait qu'un choix à faire.
Et Onyx n'allait certainement pas être le choix en faveur. Pas ici. Pas maintenant.

Il lui adressa un sourire, comme elle savait elle aussi le faire, commercial, en plastique, sans émotion. Il se souvenait maintenant. Et les souvenirs étaient mauvais.

━  La porte n'était pas verrouillée, sûrement une inattention provoquée par ... Ça. Tu n'as pas l'habitude d'être tête en l'air, n'est-ce pas Ortie? J'ai attendu en bas, mais tu ne venais pas. J'ai cherché dans les rangées, tu n'y étais pas. Puis je me suis inquiété, croyant que tu avais échappé un mauvais produit sur tes vêtements. Et me voilà.

Il prit une pause, ayant donné son explication en un seul souffle.

━  Oui, tu n'as aucun compte à me rendre. Mais je n'ai jamais demandé à être tabassé par quelqu'un qui laisse aller son ego avant sa raison, pourtant vous en avez bien une vous, non? Je n'ai jamais rien demandé. Mais je reçois tout. Mais tu as raison. Je suis ridicule. Mais oui, Ortie. Oui, réglons cette histoire rapidement, pour que vous retourniez au lit. Ce que j'en comprend, c'est que c'est un accident. Oui, oui, elle m'a frappé accidentellement et tout est bien qui fini bien.

Silence.

Non, moi, ce que j'en comprend, c'est que tu as joué avec ma confiance. Et ça. Ça, je ne te le pardonnerai pas. Pourquoi, dans toute la population d'Horizon, pourquoi tu as choisi cette femme? J'imagine que ça t'as fait plaisir et que ça t'as rendu heureuse, de forniquer avec elle, plutôt qu'avec quelqu'un d'autre. Parce qu'elle est spéciale. Oui, elle m'a frappé, tu es allée la voir et plutôt que revenir avec le sourire victorieux d'une bonne bastion, tu m'as demandé de l'écouter. Je vois maintenant clair dans ton jeu.

Et le Visage tourbillonnait un peu plus rapidement. Le cauchemar se laissait gagné par son côté plus sombre.

━  Et à tes airs, ton choix est déjà fait. Alors je m'en vais.

Il leur tourna le dos et se mit à marcher vers la sortie, la colère embrouillant ses esprits.
Non, aujourd'hui n'était pas une journée magnifique.
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“ Only us between petals ” PEGI 18

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